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Galerie de photographies du quai de Cap-à-l’Aigle

P1120325Vue hivernale du fleuve à partir du quai de Cap-à-l’Aigle. Cette galerie de photographies présente le quai de Cap-à-l’Aigle résultant des travaux effectués l’automne dernier par la SOGIT. On se rappellera  que la face sud de ce quai en eau profonde  a été enroché tandis que le  mur de l’infrastructure donnant sur la marina a été refait pour accueillir le ponton à essence desservant ses utilisateurs.

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Partie enrochée du quai de Cap-à-l’Aigle

 

 

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Mur du quai de Cap-à-l’Aigle côté marina

Structure sur le mur du quai de Cap-à-l’Aigle, pour le ponton à gaz.

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Partie refait du mur du quai de Cap-à-l’Aigle

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Mur refait du quai de Cap-à-l’Aigle

Le quai de Pointe-au-Pic, La SOGIT cherche-t-elle à noyer le poisson?

photo.Noyer le poisson

« Ces tests de Transport Canada avaient été fournis à l’ingénieur conseil qui a fait les plans. Aujourd’hui, on constate qu’elles (les études géotechniques de 1993) n’étaient pas bonnes. Nous avons bâti une structure sur une base qui n’était tout simplement pas bonne » – Michel Couturier, maire de La Malbaie et Président de la SOGIT, Hebdo Charlevoisien, avril 2014

 C’est ce qu’a avancé à la mi-avril, le président de la SOGIT pour expliquer le fiasco constaté au quai touristique de Pointe-au-Pic malgré les 4 millions dépensés l’automne dernier et ayant pour résultat un quai non fonctionnel.  Rappelons que depuis février, j’adresse, par le biais d’une série d’articles, plusieurs questions à la SOGIT souvent restées sans réponse. Et voilà  que maintenant, après nous avoir servi son mutisme, cette dernière, par l’entremise de son président, risque une réponse qui n’en n’est pas une.

Monsieur Couturier devrait savoir que les études géotechniques indiquent toujours aux  lecteurs la méthode ainsi que les fins pour lesquelles ces dernières ont été élaborés. L’étude géotechnique de 1993, ainsi que celle de 1980, incluses toutes deux dans les documents d’appel d’offre, ne dérogent pas à cette règle. Ces études adressées à Transport Canada, qui n’est pas à son premier quai, visaient des travaux de réparation du mur de palplanches ceinturant le quai de l’époque et non les travaux de l’automne dernier alors que le mur construit, et présentant la courbure, n’est pas au même endroit.

J’ajouterai également que le devis technique de l’appel d’offre visant les travaux de 2013 en fait état également. À cet égard, le devis indique notamment que les deux études géotechniques joints en annexes le sont à titre indicatif et que les informations doivent être considérées exactes aux endroits et au moment où les sondages furent effectués soient en 1980 et 1993. De plus, on peut lire aussi : qu’il n’est pas garanti que l’information de ces études soit complète ou représentative de la réalité dans son ensemble et que l’entrepreneur devra donc assumer la pleine et entière responsabilité de l’usage ou interprétation qu’il pourra en faire. Des travaux dois-je le répéter, ayant été exécutés, 20 et même 33 ans plus tard à ces études géotechniques.

Lancement d'un caisson lors de l'agrandissement du quai de Pointe-au-Pic en juin 1983. Source : Mon Charlevoix. net. Crédit photo Pierre Rochette, juin 1983
Lancement d’un caisson lors de l’agrandissement du quai de Pointe-au-Pic en juin 1983.
Source : Mon Charlevoix. net.
Crédit photo Pierre Rochette, juin 1983

De l’argent dans l’enveloppe de cession?

Bien qu’il nous est permis de douter que les études soit la seule explication à cette situation, le propos avancé voulant que l’enveloppe de cession soit suffisante pour défrayer le tout, est pour le moins tout autant surprenante. Je rappelle simplement qu’il n’y a pas si longtemps, l’argent manquait pour sauver le quai de Cap-à-l’Aigle et que là, soudainement, on en aurait assez pour faire deux fois celui de Pointe-au-Pic et les études en plus. J’ose espérer qu’on n’a pas l’intention, pour régler le problème, d’utiliser le 1,2 M $ qui devait être affecté au budget d’opération, pour les 5 à 7 prochaines années, ce qui, à mon avis, serait faire preuve de courte vue.

En somme ce qui est le plus invraisemblable dans toute cette histoire, si nous avons bien compris, c’est que la SOGIT laisse entendre qu’elle paiera pour le dégât ce qui revient à dire qu’elle ne fera pas valoir les cautionnements exigés aux documents d’appel d’offre. Le cautionnement de soumission, d’exécution des travaux ainsi que le cautionnement de l’entrepreneur pour gages, matériaux et services y sont inscrits noir sur blanc et assurent au propriétaire d’obtenir, dans ce cas-ci, un quai en palplanche fonctionnel. Pourquoi donc la SOGIT ne se comporte pas comme le ferait n’importe quel propriétaire qui n’a pas obtenu, malgré ce qu’il a payé, ce qu’il est en droit justement d’obtenir? Pourquoi donc la SOGIT accepterait-elle de payer deux fois pour un résultat, qui, au terme de l’exercice, n’est pas celui escompté et nous laisserait avec un quai rafistolé?

Le grand défi

Pendant que la saison estivale vient à grand pas, plusieurs d’entres-nous restent estomaqués devant la tournure des événements et le retard que la région enregistre face à cette situation qui la prive de retombées économiques lucratives. (Voir autre texte : Millions manquants dans notre économie).

Sans compter le secteur du quai de Pointe-au-Pic qui n’a pas fini de souffrir des inconvénients dus à des travaux interminables auxquels s’ajoutent les désagréments occasionnés par les matériaux d’excavation exposés en permanence, depuis novembre dernier, bien que les documents d’appel d’offre prévoyaient, par leurs dispositions, d’en gérer les contraintes.

Malgré les années et les millions qui se cumulent, force est de constater que le quai touristique demeure toujours interdit à la population et aux croisiéristes.  Faut-il en conclure que la SOGIT est incapable de livrer la marchandise? Faut-il en déduire qu’elle utilise les études comme prétexte pour noyer le poisson plutôt que de répondre aux nombreuses questions demeurées sans réponse?

Entre le défi de développer ce créneau porteur pour notre région et la tentation de tourner les coins ronds pour y arriver, la vigilance est de mise pour le maire président de la SOGIT. D’autant qu’il n’y a qu’un bien petit pas à franchir pour que les responsables s’en lavent les mains et refilent, problème et factures,  aux citoyens de La Malbaie.

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http://www.charlevoixendirect.com/index.asp?s=detail_actualite&id=138438