Dépôt à neige à La Malbaie, Projet remis aux calendes grecques!

 

fbddef2029d825a9408849a0e0e9478a

En janvier dernier, la maire Michel Couturier avançait dans les médias, que le plan élaboré par l’ancien conseil – et visant l’aménagement d’un dépôt à neige sur le terrain situé au sud-ouest de La Malbaie  –  a été abandonné en raison de l’impossibilité d’obtenir un certificat d’autorisation (CA) du ministère de l’Environnement. Après vérification auprès de celui-ci, et contrairement à ce que laissait croire le maire Couturier, le MDDELCC  n’a pas refusé la délivrance du certificat, pour la simple raison que la Ville n’a jamais déposé de dossier.

Rappelons que le conseil a adopté, à la séance du 10 novembre 2014, la résolution autorisant le consultant externe, embauché en juillet 2014, à signer et déposer la demande visant l’obtention du CA laissant croire ainsi aux citoyens que la démarche suivait son cours.

Normalement, il est d’usage, une fois le dossier déposé, de débuter officiellement son traitement,  de manière à satisfaire aux exigences du ministère et aux objectifs, tout à fait louables, que le MDDELCC vise en matière de protection de l’environnement.

Il n’est pas rare non plus que ces échanges s’étalent sur quelques années, voire un an ou deux, parfois plus, mais qu’au terme de l’exercice la conclusion qui en ressort est souvent une décision favorable pour le demandeur du projet qui apporte les adaptations nécessaires. À titre d’exemple,  les travaux visant la stabilisation d’un tronçon du chemin Mailloux et ceux de réfection du chemin de la Vallée ont requis quelques années de discussions avant qu’on assiste à leur achèvement. Pourquoi en aurait-il été autrement pour le dépôt à neige sur le boulevard de Comporté?

DSC_2651
Vu aérienne du tronçon du Chemin Mailloux pour lequel d’une demande de CA a été déposée afin de permettre la réalisation des travaux.

À défaut de procéder selon cette logique et déposer la demande de CA, le maire Couturier a préféré spéculer, plutôt que de se baser, sur une décision qui appartient, non pas à lui, mais aux experts du ministère.

Comme dit l’expression « Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage »

Il était beaucoup plus facile pour le maire Couturier, de faire avorter le projet, en affligeant au terrain visé, les sept plaies d’Égypte, et en identifiant le MDDELCC, comme bouc émissaire. Pourtant l’étude du dossier qui a mené à la promesse d’achat du terrain, en septembre 2013, a été faite selon les règles de l’art, par un professionnel compétent, à l’emploi de la Ville, et membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec. Bien que le terrain  pouvait présenter certaines contraintes, il n’y a pas de terrain parfait, elles n’étaient pas d’ampleur à compromettre la réalisation du projet, sur un terrain d’une superficie totale de 116 000 m2. Et pour cause,  les espaces nécessaires aux aménagements n’étaient pas situés dans les zones limitatives et permettaient, plus précisément, l’aménagement d’un dépôt à neige, avec zones distinctes, de vidange et de stockage de la neige et bassin de décantation, afin de répondre aux préoccupations environnementales.

Un terrain, plusieurs fonctions

Le terrain prévoyait également des espaces pour la construction d’un entrepôt, qui aurait pu bénéficier de subventions identifiées, de près de 70 %  du coût requis pour ces travaux. Mais il est vrai que maintenant, l’administration Couturier est plus encline à retourner les subventions, déjà dans les coffres de la Ville, que d’aller en chercher de nouvelles.

Le terrain comptait aussi répondre à la relocation de l’écocentre de la Seigneurie. Dès lors, situé au cœur des zones urbanisées et industrielles, le terrain du boulevard de Comporté aurait pu ainsi engendrer des revenus substantiels à la Ville, en raison de sa situation avantageuse, comparativement à celle de l’écocentre régional de Snigole, localisé en secteur plus éloigné.

Des problèmes de longue date qui aurait pu enfin se résoudre

Au plan de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, l’acquisition du terrain du sud-ouest apportait enfin la réponse tant attendue, aux problématiques de détérioration de la qualité de vie des citoyens du secteur de la Seigneurie, étant donné l’incompatibilité évidente qui existe entre, zones résidentielles existantes et activités liées à un dépôt à neige.

DSC_2638
Sur cette vue aérienne du secteur de la Seigneurie on aperçoit le dépôt à neige situé à côté des zones résidentielles qui en assure l’accès.

Cliquez sur ce lien pour voir apparaître, le secteur sur google map

https://www.google.ca/maps/@47.6528625,-70.1737098,646m/data=!3m1!1e3

 L’autre avantage obtenu consistait à détourner l’imposant trafic de camions lourds circulant sur le boulevard Kane, ce qui aurait permis de prolonger la durée de vie des infrastructures fraîchement aménagées, à l’été 2013, et qui ont nécessité des investissements de près de 3  M $.

Une option gagnante au plan financier

Au plan de la gestion, le terrain du sud-ouest permettait également d’accroître la rapidité du travail par le dégagement des artères commerciales, principalement au centre-ville, localisé à 3 km du site. Les voyages aller-retour s’en trouvaient  réduits,  pour près de la moitié du temps, actuellement requis, pour le déneigement.

Du même coup, les frais liés à l’essence et à  l’entretien des camions, en étaient diminués, en raison de la distance moindre et de la topographie environnante moins exigeante, sans compter le gain au plan environnemental, par la diminution des gaz à effet de serre. La sécurité des citoyens aussi s’en trouvait améliorée, par l’utilisation de la route 138, voie de circulation plus rapide et plus sécuritaire, et entretenue par le ministère des Transports du Québec (MTQ).

Au plan budgétaire, les gains étaient intéressants également. Les négociations visant cette acquisition ont permis d’obtenir une promesse d’achat pour ce terrain, à 10 fois moins cher le m2, que le prix moyen calculé à partir des transactions effectuées dans ce secteur, au cours des sept dernières années. À titre d’exemple de ces transactions, la MRC a fait l’acquisition d’un terrain dont le prix de revient est 6 fois plus élevé, le m2, que celui obtenu par la Ville « et ce» pour la même année, soit 2013.

Prendre les citoyens pour des valises

32e6b5397b8e354d0e2401b19609e3f3

En somme, malgré tous ces avantages, le maire Couturier a choisi délibérément ne pas déposer de demande visant l’obtention du CA, tout en laissant croire le contraire aux citoyens. Il a préféré spéculer sur un refus potentiel du MDDELCC et annuler la promesse d’achat, votée à l’unanimité, en septembre 2013, bien que les exigences, pour permettre une telle annulation, requéraient ce refus.

Il s’est contenté de s’appuyer sur un rapport d’un consultant externe pour annuler la transaction. Ce même consultant externe dont les travaux requéraient obligatoirement la surveillance de l’ingénieur de la Ville, comme en fait foi la résolution visant l’adjudication de son contrat. Un rapport qui n’a pu faire l’objet pourtant de cette surveillance puisqu’il a été présenté au conseil, en début novembre, soit un mois après que l’ingénieur eut quitté ses fonctions à la Ville. Comment ne pas s’interroger aussi sur les conclusions de ce rapport, dont le contenu était assez « concluant » pour permettre au conseil d’annuler l’offre d’achat, mais pas assez convainquant, pour dissuader ce même conseil d’adopter,  une semaine après la présentation du rapport,  la résolution autorisant la signature de la demande de CA, auprès du MDDELLC.

Un projet exclu des priorités de la Ville

À la lumière de ces informations, tout laisse croire que  le maire Couturier n’a jamais eu l’intention de procéder à la relocalisation du dépôt à neige. (Voir autre texte sur la piste cyclable)

Rappelons que dès le début de son mandat, et contrairement à ce qu’il avance aujourd’hui, le maire Couturier avait déclaré aux médias : que le projet suivait son cours et  que les autorisations nécessaires pour le terrain acquis sur le boulevard de Comporté ont été obtenues du ministère de l’Environnement.

10599360_10152877620981840_3807656807172682738_n

Cette déclaration faisait suite à son premier exercice budgétaire. Du même souffle, le maire Couturier avançait l’excuse de reporter les investissements de 150 000 $, nécessaires aux aménagements, à l’année 2015, puisqu’il attendait que le MTQ officialise l’accès à la route 138. Cette demande relève pourtant  d’avantage d’une formalité que d’un véritable frein. D’ailleurs, l’accès a été obtenu quelques mois plus tard. Une fois cette formalité obtenue du MTQ, voilà qu’aujourd’hui, le maire Couturier avance que c’est le ministère de l’Environnement qui fait défaut, bien que celui-ci n’ait jamais refusé de délivrer le CA puisque la demande n’a jamais été soumise par la Ville.

Le tisserand Couturier

Tout compte fait, quand on y regarde de plus près, les déclarations du maire de La Malbaie, sont cousues de fil blanc. Après tout, la véritable intention du tisserand Couturier n’est-elle pas inscrite dans l’œuvre de son second exercice budgétaire adopté en décembre dernier?

À la lecture des documents on constate assez facilement que le projet de relocalisation du dépôt à neige y fait cruellement défaut puisqu’il n’apparaît plus à l’agenda de la Ville pour les trois prochaines années,  en d’autres termes,  jusqu’à  la fin du mandat du présent conseil. Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, l’annulation de la transaction a permis de libérer  les 450 000 $, réservés jusque là, pour l’acquisition du terrain. Dorénavant, le conseil peut donc en disposer pour d’autres projets. Ce qui, vous en conviendrez, est loin d’être rassurant pour ceux qui fondaient des espoirs  de voir enfin disparaître le dépôt à neige  de leur quartier résidentiel. Un projet pourtant axé sur le service au citoyen et que le maire Couturier a renvoyé aux calendes grecques.

Relocalisation du dépôt à neige de La Malbaie
Chronologie des événements

3643cc28cadb8b27cf227d8b42693a9a

Septembre 2013
Adoption d’une résolution visant une promesse d’achat pour le terrain de 116 000m2 situé sur le boulevard de Comporté. Cette acquisition s’inscrit dans le projet de relocalisation du dépôt à neige et de l’écocentre du secteur de la Seigneurie.
Réservation d’un montant de 450 000 $ pour permettre cette acquisition;
Novembre 2013
Entrée en fonction de l’administration Couturier.
Décembre 2013                      Premier exercice budgétaire :
Report du projet en 2015. Le maire Couturier avance comme prétexte qu’on attend l’autorisation d’accès sur la route 138 de la part du MTQ. Cette autorisation sera obtenue quelques mois plus tard.
Le maire Couturier ajoute du même souffle aux médias qu’il détient toutes les autorisations du ministère de l’Environnement pour le projet.
Juillet 2014
Embauche d’un consultant externe dont le mandat porte sur la demande de CA visant la relocalisation du dépôt à neige. Ses travaux doivent obligatoirement être supervisés par l’ingénieur de la Ville.
Début octobre 2014
Un mois avant la présentation d‘un rapport du consultant, l’ingénieur n’est plus à l’emploi de la Ville.
3  Novembre 2014
Présentation, au conseil, d’un rapport préparé par le consultant qui n’a pas été supervisé par l’ingénieur de la Ville contrairement à ce que prévoyait la résolution visant l’adjudication de son contrat.
10 novembre 2014
Adoption de la résolution pour autoriser la signature de la demande de CA auprès du MDEELCC.
Décembre 2014                        Second exercice budgétaire :
Le projet ne fait plus partie des priorités de la Ville de La Malbaie et est retiré de la programmation jusqu’en 2017 inclusivement ce qui veut dire, jusqu‘à la fin du mandat du présent conseil.
Par conséquent, le montant de 150 000 $ nécessaire aux aménagements du site n’apparaît plus au programme des immobilisations.
Janvier 2015
Le conseil annule la transaction visant l’acquisition du terrain ciblé pour l’aménagement du dépôt à neige en s’appuyant sur le rapport du 3 novembre, préparé par le consultant externe, et non sur un refus du MDEELCC contrairement aux attendus de la résolution visant la promesse d’achat de septembre 2013.
Le montant de 450 000 $ visant l’acquisition du terrain n’est plus réservé pour le projet du dépôt à neige et retourne dans le surplus libre et peut être affecté à n’importe quel autre projet.
Avril 2015
Le maire Couturier avoue en séance publique, suite à une question qui lui est adressée, que la demande de CA n’a jamais été déposée auprès du MDEELCC.

 

Le maire Couturier et la piste cyclable, Magicien du leurre et du désenchantement

 

2c4204e82569adb72aa6dcbf55f3b731

Après les ritournelles, les beaux sourires et les gentillesses, le maire de La Malbaie a finalement donné son véritable spectacle, le 13 avril dernier. Malgré une pétition de plus de 1 000 signataires et les citoyens qui se sont déplacés, le grand magicien a fait disparaître d’un seul coup de sa baguette : le projet de piste cyclable, les 700 000 $ en subventions et les efforts – mais surtout l’espoir – de ceux qui voulaient voir se concrétiser ce projet pour le mieux-être des citoyens.

 Pourtant il y a moins de 4 mois, l’administration Couturier identifiait l’aménagement de la piste cyclable, reliant La Malbaie à Clermont, comme l’une de ses priorités. Un montant de 1,4 M $ devant permettre cette réalisation avait été inscrit au plan des immobilisations. Difficile de croire que le projet, maintenant estimé à 1,5 M $, selon les dires du maire, ait pu faire tourner à ce point la galère du grand amiral. Le choix de l’itinéraire, le tracé des Lunes,  recommandé par le comité indépendant suite à leurs travaux, semble être le point tournant de cette décision.

« Un prix de consolation »

Aujourd’hui, le tracé des Lunes, proposé par le comité, est qualifié de « prix de consolation » par  le maire Couturier. On se rappellera que celui-ci, ainsi que ses acolytes, l’avaient bassement dénigré suite à une campagne de peur. Pourtant le tracé proposé est localisé dans un territoire exceptionnel qui a été acquis, suite aux démarches d’un grand visionnaire, le maire Lucien  Harvey.

8f4585e35e3cd38528d8f4adfc992077

Rarement une ville, peut se targuer d’avoir des territoires aussi vastes qui assurent son autonomie à l’égard du développement résidentiel. Il est cohérent d’aménager un projet de piste cyclable afin qu’il côtoie les secteurs résidentiels, où vivent les jeunes familles. D’ailleurs l’aménagement du réseau cyclable sécuritaire, dans le secteur des Dunes, s’inscrivait dans un projet d’ensemble qui permettait également de relocaliser le dépôt à neige et l’écocentre de la Seigneurie (voir autre texte sur le dépôt à neige).

Cette ceinture verte, remarquable, a fait l’objet, en 2010, d’un plan d’aménagement forestier axé sur le développement durable. Pour la première fois, ce plan devait prendre en compte des objectifs clairement énoncés par la Ville de La Malbaie et qui visaient la mise en valeur des paysages, la protection de couverts forestiers, la sauvegarde des écosystèmes et de la biodiversité. Aussi, au titre des objectifs visés dans l’élaboration de ce plan d’aménagement, on note  l’identification de secteurs forestiers sensibles ou exceptionnels dont le potentiel pourrait être voué à la recherche et à l’expérimentation.

Par-dessus tout, l’élaboration de ce plan devait prendre en compte l’ensemble des utilisateurs de cette forêt remarquable et aussi  cette autre forêt «à construire»,  selon ces objectifs, en raison des coupes forestières importantes qui ont eu lieu par le passé sur certaines parties du territoire.

Ainsi, tout naturellement, l’orientation donnée à  la gestion de la forêt traçait la voie à un espace réfléchi qui prend en compte tous les utilisateurs et les activités pouvant s’y greffer. Dorénavant la mise en valeur de cette forêt n’était plus réservée strictement à la ponction forestière, dans l’objectif de faire « balancer un budget » , mais à un réel souci d’interventions structurées axées sur l’intégration de diverses activités.

Les loisirs s’inscrivent dans cette perspective, comme l’interprétation des écosystèmes et les interventions forestières, pour aménager cette ressource afin d’obtenir une forêt modèle.

L’aménagement d’un réseau cyclable au cœur de cette ceinture verte, délimitant les quartiers résidentiels de la Ville de La Malbaie, répondait parfaitement à un développement cohérent du territoire et, à cet égard, n’était, et ne serait jamais, un prix de consolation.

Le tronçon du chemin de la Vallée

Le 13 avril dernier, non seulement l’amiral, mais aussi son équipage, ont rejeté à l’unanimité le tracé des Lunes, préférant jeter leur dévolu sur celui du chemin de la Vallée, dont la réalisation n’est portée à aucun calendrier.

Pourtant, certains des conseillers qui ont siégé à cette table, sous l’ancien conseil, ne sont pas sans ignorer, que les estimations pour l’aménagement d’une véritable piste cyclable sécuritaire dans ce secteur, se chiffraient, en 2010, à  2,8 M $ de dollar. Le double de ce qui est proposé aujourd’hui avec le tracé des Lunes. Ils ne sont pas sans ignorer non plus, pour y avoir participé, que les négociations ont achoppé avec les propriétaires privés, concernant les autorisations de droits de passages, afin de permettre cette réalisation. Pas plus qu’ils ignorent aussi, que  le tronçon visant – la traverse du pont Leclerc et le boulevard de Comporté jusqu’au quai Casgrain – est exclu de cet estimation, et n’a jamais obtenu, malgré les multiples rencontres, l’acceptation du principal concerné,  le MTQ.

Difficile alors d’expliquer pourquoi le conseil municipal évalue aujourd’hui comme trop coûteux d’investir 1,5 M $ de dollar, avec subvention en poche, pour le tracé des Lunes, et préférer le tracé Gros Lot, de 2,8 M $, et la quadrature du cercle, qui vient avec. D’autant plus que maintenant, ce même conseil municipal a retourné au gouvernement, près de ¾ de million de dollar, obligeant, par le fait même, les citoyens  à défrayer, à 100 %, les coûts du prochain projet.

Devant une telle aberration, si la  calculette  du maire Couturier ne fait pas défaut, c’est le jugement qui manque.  Ou encore la bonne volonté de certains élus dont l’étroitesse d’esprit les rendent aveugles, au point de nier l’évidence. Il est inconcevable qu’on pousse l’absurdité jusqu’à recommander, en guise de compromis, aux citoyens qui veulent faire du  vélo, de passer par le chemin de la Vallée, tout en partageant la route, avec voitures et camions lourds. La randonnée périlleuse que nos élus nous proposent ici, sur cette voie aussi étroite que l’analyse partisane qu’ils en font, est tout sauf sécuritaire et ne laisse pas d’autres choix que celui, de ranger la bicyclette sur le toit de la voiture, à défaut de la laisser au garage. Scénario qu’ils proposent aussi, en guise de solution, à ceux qui nous visitent, et qui ne font que passer, pour aller faire du vélo, ailleurs.

« Je ne porterai pas le singe du Pa Woo à Malbaie»

Par cette déclaration raffinée, tenue en pleine séance, le maire Couturier justifiait son comportement de vire-capot dans ce dossier, à un citoyen, ajoutant que ce n’était pas sa faute si le dossier, de l’aménagement d’une piste cyclable à La Malbaie, s’étire depuis 10 ans.

Belle affaire. Peut-être que le maire Couturier devrait savoir qu’il y a dix ans, la MRC était à l’étape, d’une étude d’avant projet portant sur la faisabilité technique et financière du projet d’un réseau cyclo-pédestre régional, et non à l’étape, de la réalisation de tronçons sur le territoire de La Malbaie. Et comme la charrue ne vient pas avant le bœuf, suite à l’étude, la Ville a procédé, de 2006 à 2009, à l’envoi des correspondances, autorisations et résolutions, auprès des instances concernées, pour faire avancer  le dossier afin d’obtenir, notamment, les sources possibles de financements permettant cette réalisation.

En 2010, un mandat pour des travaux de professionnels a été donné visant l’élaboration des plans et devis pour le projet de la piste cyclable sur le chemin de la Vallée. À la fin 2010, les évaluations financières, résultant de la démarche, ont présenté des coûts beaucoup plus importants que les estimations antérieures mais surtout des contraintes importantes qui minaient la possibilité de réaliser le projet. Devant ces évidences, le dossier a fait du sur-place et les conseillers au dossier étaient absents des solutions.

C’est dans ces circonstances,  qu’une étude approfondie visant l’aménagement d’une piste cyclable sécuritaire, qui relie La Malbaie à Clermont, a identifié le tracé des Lunes, dans le secteur des Dunes, comme « la solution ». Cette dernière prenait en compte l’ensemble des variables qu’exigent le dossier telles que la faisabilité, le délai de réalisation, les coûts des travaux et les subventions disponibles. De plus, le tracé épousait parfaitement les objectifs visés au plan d’aménagement forestier.  Il est évident que le maire Couturier, le 13 avril dernier, ne tenait pas le singe du Pa Woo, pas plus qu’il n’a tenue la balle, d’ailleurs,  qu’il avait entre les mains, fruit du travail de 10 ans d’efforts.

La contribution du citoyen

La contribution du comité Vélo dans la démarche objective de ses membres,  amoureux de vélo ou encore professionnels de l’activité physique, a permis d’apporter un éclairage de plus pour trouver la solution à l’aménagement d’un tracé cyclable sécuritaire, entre les deux villes.

Une contribution surtout indépendante de tout intérêt politique est-il besoin de le rappeler.

Ce travail a permis d’identifier encore une fois un tracé réalisable à court terme à des coûts acceptables dont une partie était subventionnés. Face à cette évidence, le conseil de Ville de La Malbaie n’a pas d’excuse pour virer du revers de la main son engagement, d’il y a 4 mois, et le montant de 700 000 $ dollar d’argent neuf qu’il aurait pu investir, dès à présent, dans la région, au prise avec d’importantes difficultés économiques.

Cette contribution citoyenne du Comité Vélo s’exprime, non seulement dans les travaux qu’ils ont exécutés de bonne foi, mais aussi dans l’engagement qu’ils ont manifesté envers les élus de La Malbaie, ceux-là  même, qui aujourd’hui, leurs font faux bond.

Cette décision du conseil est une grande perte, pour l’ensemble de la collectivité à tous les points de vue. Notamment celui de priver cette même collectivité  d’une activité de loisir disponible pour tous les porte- feuilles et celui, tout aussi grave, d’amener un citoyen impliqué à passer brusquement, de la confiance,  au désenchantement.

 À vos fourneaux!

Faire Autrement : La recette du maire Couturier

cf95b47101f1886e66c96c5aae32e5db

À vos fourneaux!
Faire autrement : la recette du maire Couturier
1 Retourner au Gouvernement plus d’un 1 M $ de subventions déjà acquises ;
2 Rapatrier 0 $ de subventions gouvernementales après un 1 an ½ au pouvoir
3 Identifier comme une priorité un projet de 1,4 M $
4 Annuler cette priorité, moins de 4 mois plus tard, parce qu’elle coûterait 1,5 M $
5 Renoncer au projet de l’aménagement de la piste cyclable des Lunes, avec une subvention de 700 000 $ en poche, sous
prétexte que le coût du projet se chiffre à 1, 5 M $
6 Favoriser le tracé du Chemin de la Vallée, payable a 100 % par les citoyens, alors que les estimations, de 2010, chiffraient
l’aménagement de ce tronçon en voie cyclable, à 2,8 M $
7 «Avec mes qualité de rassembleur et de mobilisateur nous allons décider ensemble ce que la Ville sera »
Michel Couturier, octobre 2013
8 Faire fi d’une pétition de plus de 1 000 signatures et des conclusions d’un comité indépendant, constitué de bénévoles adeptes de vélo et de professionnels de l’activité physique
9 «Travaillé ensemble, communiqué, se respecter et être fier de notre Ville »
Michel Couturier, octobre 2013
10 Rapatrier, en un an, trois organismes œuvrant dans le milieu grâce à l’implication de citoyens bénévoles et envoyer se balader, au mépris du décorum, les citoyens venus s’exprimer au micro

 

ANECDOTE

En 1949, bien avant l’aménagement de l’aéroport de St-Irénée, un journal d’époque publiait sous le titre « Un aéroport à La Malbaie » un article identifiant un territoire potentiel pour l’aménagement d’un aéroport dans le secteur des Dunes. Le texte fait état des qualités du terrain pour l’aménagement d’une telle infrastructure. Il y a de quoi confondre les propos de ceux qui avancaient que le secteur est trop accidenté pour aménager une piste cyclable. Et faut croire qu’à l’époque on avait pas peur des ours.

 « En effet la compagnie ATLAS AVIATION, dont les quartiers généraux sont situés à Ottawa, vient de louer à M. L.- P Dufour, industriel à La Malbaie, par un bail de longue échéance, un vaste terrain propice à l’atterrissage et le décollage des avions. M. J. Trudel dit avoir obtenu un contrat pour déblayer un terrain et y préparer une piste de 3 500’ en longueur par 600’ de largeur, ce qui constituera une piste simple pour débuter…Ces terrains ont toujours été appelés les « Dunes » à cause de leur terre sablonneuse, très lisse et qui s’égoutte parfaitement. »

«La maîtresse d’école», LEÇON ADRESSÉE À UN NOUVEL ÉLU

pomme-apple

Bien malin qui aurait pu croire que la séance publique du 9 juin dernier, à La Malbaie, prendrait cette tournure du simple fait que je me présente au micro, à la période de questions, pour aborder un sujet d’intérêt public. C’est à titre de citoyenne de La Malbaie que j’ai tenté de m’adresser au maire, dans le chaos le plus total.

Mon intervention de lundi concernait la refonte du plan et des règlements d’urbanisme, sujet d’importance s’il en est, bien que notre nouveau maire, M. Michel Couturier, ne voyait pas du même œil mon intervention, semble-t-il, plus enclin à remâcher ses supposions sur mes intentions, dilapidant la messagère au passage, plutôt que de répondre simplement aux questions. Très rapidement j’ai pu constater ce soir là que le maire Couturier ne voulait rien entendre au point qu’il en perde son latin… ou plutôt son sourire qui fait marque de commerce maintenant, à La Malbaie, «sa» Ville «joyau», qu’il polit, comme le ferait un Hobbit qui tient dans sa main son précieux.

Mais bon comme je ne suis pas revancharde et question de le faire profiter de mes 8 années en politique actives et de mes connaissances sur le déroulement d’une séance publique municipale – c’est dit avec humour vous aurez compris – je me prêterai donc à l’exercice en utilisant comme étude de cas, la séance publique de juin 2014, qu’il présidait. En bonne «maîtresse d’école», patiente et dévouée, je débute donc la leçon.

Leçon en trois temps

Le premier point concerne la politesse et le savoir vivre. Ce qui implique aussi pour le président d’assemblée, de savoir écouter les propos qu’on lui adresse. Cette attitude de respect suppose qu’il mette de côté les idées préconçues, suppositions et intentions qu’il pourrait être tenté d’attribuer à la citoyenne, et d’éviter surtout de les exposer au micro du haut de sa tribune. Il faut plutôt privilégier de la part du président, de les garder pour soi, ou à l’esprit, et de  réponde simplement aux questions, qu’elles lui plaisent ou non.

Pour que le Président réponde aux questions faut-il encore que la citoyenne puisse les exposer dans un climat propice à ce quelles soient entendues. Ce climat s’appelle le décorum et constitue le second point de notre leçon particulière destinée à notre nouvel élu.

À la séance de juin, alors que la citoyenne a du fil a retorde avec le maire qui la juge plutôt qu’il ne l’écoute, deux individus dans l’auditoire d’une quinzaine de personnes tout au plus, s’en mêle. Les deux «écervelés», si vous me permettez l’expression, qui en valaient bien dix tant le chahut, bouquin et désordre qu’ils causaient étaient important, ajoutèrent aussi des commentaires déplacés à l’endroit de la citoyenne en appui au propos du maire qui choisi délibérément de ne pas les rappeler à l’ordre. Une responsabilité pourtant qui lui revient et qu’il a l’obligation de faire respecter. Qui plus est, certains conseillers et conseillères, tel maître tel valet, applaudirent aux propos des dissipés qui semblaient confondre l’endroit à une cour de récréation. Et bien le décorum au fond ce n’est pas si compliqué, simplement retenir que c’est tout le contraire de ce qui s’est passé ce soir là.

Pour terminer la leçon comment passer sous silence le point traitant de la levée de la séance. Après la période de questions, à défaut d’ajourner, la levée de la séance est une étape obligée à la tenue de l’assemblée. Normalement, cette décision de procéder en appelant au vote sur la question revient au président et non au conseiller, assis à sa gauche, comme on a eu le loisir de constater à la séance de juin, alors que l’élu soufflait, à l’oreille du maire, prenant place deux fauteuils plus loin, l’ordre à ce dernier de lever la séance.  Surtout si l’objectif au fond n’est pas de lever la séance mais plutôt d’éviter d’entendre les questions de la citoyenne au micro. Finalement se rappeler qu’une séance publique municipale, ne rime pas avec état totalitaire, et que le droit de parole du citoyen est sacré dans une société dite démocratique et que la période de question sert à cela.

Évaluation et commentaires

 Au terme de l’exercice, s’il fallait évaluer la performance de notre nouveau maire à titre de président de cette séance de juin, je crois bien, malheureusement pour lui, qu’il serait recalé. Concernant les jugements de valeur qu’il m’a adressés lors de la période de questions, notamment celui que j’aime poser à la caméra, je dois effectivement lui concéder, que sur ce plan, il est bien meilleur professeur que moi.

Galerie de photographies du quai de Cap-à-l’Aigle

P1120325Vue hivernale du fleuve à partir du quai de Cap-à-l’Aigle. Cette galerie de photographies présente le quai de Cap-à-l’Aigle résultant des travaux effectués l’automne dernier par la SOGIT. On se rappellera  que la face sud de ce quai en eau profonde  a été enroché tandis que le  mur de l’infrastructure donnant sur la marina a été refait pour accueillir le ponton à essence desservant ses utilisateurs.

P1120332

Partie enrochée du quai de Cap-à-l’Aigle

 

 

P1130107

 

P1130105

Mur du quai de Cap-à-l’Aigle côté marina

Structure sur le mur du quai de Cap-à-l’Aigle, pour le ponton à gaz.

P1130122

Partie refait du mur du quai de Cap-à-l’Aigle

P1130113

Mur refait du quai de Cap-à-l’Aigle

Le quai de Pointe-au-Pic, La SOGIT cherche-t-elle à noyer le poisson?

photo.Noyer le poisson

« Ces tests de Transport Canada avaient été fournis à l’ingénieur conseil qui a fait les plans. Aujourd’hui, on constate qu’elles (les études géotechniques de 1993) n’étaient pas bonnes. Nous avons bâti une structure sur une base qui n’était tout simplement pas bonne » – Michel Couturier, maire de La Malbaie et Président de la SOGIT, Hebdo Charlevoisien, avril 2014

 C’est ce qu’a avancé à la mi-avril, le président de la SOGIT pour expliquer le fiasco constaté au quai touristique de Pointe-au-Pic malgré les 4 millions dépensés l’automne dernier et ayant pour résultat un quai non fonctionnel.  Rappelons que depuis février, j’adresse, par le biais d’une série d’articles, plusieurs questions à la SOGIT souvent restées sans réponse. Et voilà  que maintenant, après nous avoir servi son mutisme, cette dernière, par l’entremise de son président, risque une réponse qui n’en n’est pas une.

Monsieur Couturier devrait savoir que les études géotechniques indiquent toujours aux  lecteurs la méthode ainsi que les fins pour lesquelles ces dernières ont été élaborés. L’étude géotechnique de 1993, ainsi que celle de 1980, incluses toutes deux dans les documents d’appel d’offre, ne dérogent pas à cette règle. Ces études adressées à Transport Canada, qui n’est pas à son premier quai, visaient des travaux de réparation du mur de palplanches ceinturant le quai de l’époque et non les travaux de l’automne dernier alors que le mur construit, et présentant la courbure, n’est pas au même endroit.

J’ajouterai également que le devis technique de l’appel d’offre visant les travaux de 2013 en fait état également. À cet égard, le devis indique notamment que les deux études géotechniques joints en annexes le sont à titre indicatif et que les informations doivent être considérées exactes aux endroits et au moment où les sondages furent effectués soient en 1980 et 1993. De plus, on peut lire aussi : qu’il n’est pas garanti que l’information de ces études soit complète ou représentative de la réalité dans son ensemble et que l’entrepreneur devra donc assumer la pleine et entière responsabilité de l’usage ou interprétation qu’il pourra en faire. Des travaux dois-je le répéter, ayant été exécutés, 20 et même 33 ans plus tard à ces études géotechniques.

Lancement d'un caisson lors de l'agrandissement du quai de Pointe-au-Pic en juin 1983. Source : Mon Charlevoix. net. Crédit photo Pierre Rochette, juin 1983
Lancement d’un caisson lors de l’agrandissement du quai de Pointe-au-Pic en juin 1983.
Source : Mon Charlevoix. net.
Crédit photo Pierre Rochette, juin 1983

De l’argent dans l’enveloppe de cession?

Bien qu’il nous est permis de douter que les études soit la seule explication à cette situation, le propos avancé voulant que l’enveloppe de cession soit suffisante pour défrayer le tout, est pour le moins tout autant surprenante. Je rappelle simplement qu’il n’y a pas si longtemps, l’argent manquait pour sauver le quai de Cap-à-l’Aigle et que là, soudainement, on en aurait assez pour faire deux fois celui de Pointe-au-Pic et les études en plus. J’ose espérer qu’on n’a pas l’intention, pour régler le problème, d’utiliser le 1,2 M $ qui devait être affecté au budget d’opération, pour les 5 à 7 prochaines années, ce qui, à mon avis, serait faire preuve de courte vue.

En somme ce qui est le plus invraisemblable dans toute cette histoire, si nous avons bien compris, c’est que la SOGIT laisse entendre qu’elle paiera pour le dégât ce qui revient à dire qu’elle ne fera pas valoir les cautionnements exigés aux documents d’appel d’offre. Le cautionnement de soumission, d’exécution des travaux ainsi que le cautionnement de l’entrepreneur pour gages, matériaux et services y sont inscrits noir sur blanc et assurent au propriétaire d’obtenir, dans ce cas-ci, un quai en palplanche fonctionnel. Pourquoi donc la SOGIT ne se comporte pas comme le ferait n’importe quel propriétaire qui n’a pas obtenu, malgré ce qu’il a payé, ce qu’il est en droit justement d’obtenir? Pourquoi donc la SOGIT accepterait-elle de payer deux fois pour un résultat, qui, au terme de l’exercice, n’est pas celui escompté et nous laisserait avec un quai rafistolé?

Le grand défi

Pendant que la saison estivale vient à grand pas, plusieurs d’entres-nous restent estomaqués devant la tournure des événements et le retard que la région enregistre face à cette situation qui la prive de retombées économiques lucratives. (Voir autre texte : Millions manquants dans notre économie).

Sans compter le secteur du quai de Pointe-au-Pic qui n’a pas fini de souffrir des inconvénients dus à des travaux interminables auxquels s’ajoutent les désagréments occasionnés par les matériaux d’excavation exposés en permanence, depuis novembre dernier, bien que les documents d’appel d’offre prévoyaient, par leurs dispositions, d’en gérer les contraintes.

Malgré les années et les millions qui se cumulent, force est de constater que le quai touristique demeure toujours interdit à la population et aux croisiéristes.  Faut-il en conclure que la SOGIT est incapable de livrer la marchandise? Faut-il en déduire qu’elle utilise les études comme prétexte pour noyer le poisson plutôt que de répondre aux nombreuses questions demeurées sans réponse?

Entre le défi de développer ce créneau porteur pour notre région et la tentation de tourner les coins ronds pour y arriver, la vigilance est de mise pour le maire président de la SOGIT. D’autant qu’il n’y a qu’un bien petit pas à franchir pour que les responsables s’en lavent les mains et refilent, problème et factures,  aux citoyens de La Malbaie.

Voir la nouvelle en cliquant sur le lien ci-dessous

http://www.charlevoixendirect.com/index.asp?s=detail_actualite&id=138438

 

Galerie de photographies, Évocation de la riche histoire maritime de la région

photo 15
Cette reproduction d’une carte postale montre un bateau blanc arrivant au quai de Pointe-au-Pic. À remarquer la structure du quai de bois.

Cette scène des années 20 exprime toute l’animation liée aux activités des croisières sur le fleuve. L’infrastructure de Pointe-au-Pic accueillait, en plus des activités touristiques de la Richelieu and Ontario Navigation Company qui deviendra, en 1913, suite à des fusions avec d’autres entreprises maritimes, la Canada Steamship Lines,  le traversier à vapeur faisant la navette entre Pointe-au-Pic et Rivière-Ouelle.

Un chemin de fer à La Malbaie dès 1919
photo 14
L’infrastructure portuaire fut reliée par la voie ferrée dont les travaux visant sa construction débutèrent réellement qu’à partir de 1910 bien que Sir Rodolf Forget fonde dès 1905 la Compagnie Québec, Charlevoix et Saguenay qui doit entreprendre la construction de cette ligne de chemin de fer entre Saint-Joachim et La Malbaie. Certaines difficultés financières expliquent ce retard.
Finalement l’inauguration officielle du chemin de fer aura lieu le 1er juillet 1919.
Les croisières sur le St-Laurent à bord de magnifiques vapeurs débutèrent vers le milieu du XIXe siècle. Ces vapeurs font notamment escale au quai de Pointe-au-Pic dont la première infrastructure sur pilotis fut aménagée en 1853. Le quai de Cap-à-l’Aigle, inauguré en 1881, accueille également les estivants venus par ces superbes navires agrémentés de roue à aube.
Le Château Murray à Pointe-au-Pic
photo 2
Le complexe hôtelier Le Château Murray a été construit d’après le concept architectural de Jean-Charles Warren. La maison Warren demeure le seul vestige de l’époque puisque tous les autres bâtiments constituant l’ensemble architectural ont été détruits. Reproduction de carte postale.
La vie animée au quai de Pointe-au-Pic
photo 18
Le quai de Pointe-au-Pic avant la construction de la rallonge côté Manoir Richelieu. Photographie Alphonse Lapointe. Merci de respecter les droits d’auteur.
photo 26
Photographie d’Alphonse Lapointe montrant l’animation au quai de Pointe-au-Pic.
Petite marina, transport du bois à bord de magnifiques goélettes qui ont fait la renommé de Charlevoix , navire de la garde côtière, bateaux blancs, pêcheurs d’éperlans, décrivent l’ensemble des activités que regroupait ce lieu de rencontres. Il n’est pas étonnant que les quais ont marqué l’imaginaire des charlevoisiens.
Le Manoir Richelieu de 1929
photo 10
Reproduction d’une carte postale montrant le Manoir Richelieu construit à partir des plans de l’architecte John S. Archibald. Ce bâtiment érigé en 9 mois seulement a ouvert ses portes  en juin 1929 après  qu’un incendie eu détruit le premier hôtel, tout de bois, à l’automne 1928. Évoquant le cachet d’un château normand le second manoir est l’un des premiers bâtiments de l’époque a être construit en béton armé.
photo 12
Cette photographie d’Alphonse Lapointe donne une vision d’ensemble sur le complexe hôtelier logé au haut de la falaise surplombant le fleuve Saint-Laurent. La qualité du site a toujours contribué à la renommé de l’endroit.
Le Château Murray et la Maison Warren
photo 1
Les Intérieurs chaleureux du Château Murray. Reproduction de carte postale

 

photo 6
Intérieur du Château Murray
photo 3
L’ensemble architectural du Château Murray
EPSON DSC Picture
La maison Warren constitue aujourd’hui le seul élément de cet ensemble
EPSON DSC Picture
La Maison Warren
À remarquer les détails architecturaux des galeries ainsi que les arcades en enfilade apparaissant à l’arrière du bâtiment
L’hôtel Chamard devenu le Manoir Charlevoix
photo 5
L’Hôtel Chamard vers les années 50
L’époque des bateaux blancs
photo 30
Carte postale de M. Alphonse Lapointe témoignant de l’époque des bateaux blancs.
photo 19
Cette reproduction d’une carte postale de M. Alphonse Lapointe éveille d’agréables souvenirs pour beaucoup d’entres nous particulièrement en ce qui a trait à la pêche à l’éperlan qui était pratiquée sur bien des quais de la région. Certains se rappelleront également que dans le secteur droit du quai une descente aménagée permettait l’accès au fleuve pour la population locale alors qu’elle pouvait y accoster chaloupes et autres embarcations.
photo 20
Carte postale d’Alphonse Lapointe du quai de Pointe-au-Pic début des années 60.
photo 21
Cette photographie relate les soirées dansantes sur le Richelieu alors que le bateau à l’escale accueillait les convives pour des soirées romantiques sur le fleuve bercés par la douceur de la nuit.
Un films de Walt Disney tourné dans la région
photo 16
Le quai animé de Pointe-au-Pic d’après une photographie d’Alphonse Lapointe.

Prise à l’été 1962, cette photographie montre la fête populaire organisée par l’équipe de tournage de Walt Disney pour remercier les résidents de les avoir accueilli dans la région. Le film Big Red mettait en vedette un setter irlandais.

L’équipe de tournage, qui se composait de 90 personnes, avaient logé pendant l’été au Manoir Richelieu. Comme on ne voulait pas déroger au « standing » de l’hôtel, l’équipe en question entrait dans le luxueux hôtel par l’accès de service. On dit que le tournage ressemblait davantage à des vacances pour plusieurs d’entre-eux qui en profitèrent pour clore leurs séjours en célébrant leurs mariages dans la région. Et ça, nous dit-on, ce n’était pas du cinéma!

La fin des croisières de la C. S. L.
photo 24
Cette photographie apparaissait dans le journal Le Soleil dont la microfiche est disponible à la bibliothèque de l’assemblée nationale sous le numéro 6434408

La nouvelle accompagnant la photographie, et parue dans le quotidien Le Soleil de  l’époque, traitait de l’interruption des croisières.  Plusieurs intervenants, particulièrement tous les maires de la région, c’étaient mobilisés pour manifester leur inquiétude face à cette décision qui aurait des conséquences néfastes au plan économique pour la collectivité. Sous la photographie le journal indiquait «Verrons-nous le joyeux va-et-vient des escales des bateaux de la C.S.L. aux quais de Charlevoix? Il semble bien que non.» C’est en 1966 que la compagnie maritime mettra fin aux croisières sur le fleuve et le Saguenay.

Le Casino du Manoir Richelieu
photo 27
Vue plongeante sur le casino d’époque et sa piscine attenante. Le bâtiment d’origine, voué aux divertissements, accueillait les Romanelli et les vedettes de l’heure aujourd’hui passées à l’histoire tels Fred Astaire, Bob Hope et Bing Crosby. Carte postale de M. Alphonse Lapointe
La villégiature dans Charlevoix

On ne peut passer sous silence l’importance que revêt le fleuve pour le Charlevoisien puisqu’il a incarné tour à tour : une voie de pénétration pour les découvreurs, un lien stratégique pour l’implantation des peuplements, un cadre géographique qui a permis le développement de diverses activités liées à la vie sociale et économique telles que la pêche, le cabotage et la villégiature.

Pour ce volet portant sur  la villégiature, cette galerie de photographies a tenté de donner un bref aperçu  de cette histoire qui trouve sa source dès le milieu du XIXe siècle. Du même souffle cette brève iconographie tente de faire saisir, l’importance  de maintenir ces infrastructures portuaires dans une perspective de développement touristique et économique qui s’appuie sur la richesse identitaire forte qui a marqué tant de génération de charlevoisien.

Charlevoix et le Manoir Richelieu : une publication sur l’histoire de la villégiature

La publication Charlevoix et le Manoir Richelieu raconte l’histoire fascinante de la villégiature en Charlevoix. Plusieurs textes de différents auteurs, agrémentés d’une centaine de photographies anciennes et contemporaines, raconte cette histoire de plus de deux siècles, explique l’érection du complexe hôtelier de renommé international : le Manoir Richelieu. La publication présente également la géographie physique  et humaine de Charlevoix et la beauté de ses paysages qui a fait de la région sa renommée. photo

Pour vous procurer la publication au coût de 17 $ veuillez nous le faire savoir en cliquant sur l’onglet contact.

 

Musée McCord et les archives photographiques Notman

Je vous invite à cliquer sur les liens ci-dessous afin d’être dirigé directement sur le site du Musée Mc Cord pour visualiser des photographies que j’ai sélectionnées et qui ont trait à la région.

Ces photographies font parties des archives photographiques Notman, collection fascinante, correspondant, dans le cas qui nous intéresse, à des photographie de la période principale s’étendant des années 1840 à 1935. Certaines de ces images ont été prises par les photographes Alexander Henderson et John Taylor.

Je vous invite aussi à lire sous le titre « Clefs pour l’histoire » l’information très intéressante s’y rapportant et apparaissant au bas de certaines de ces photographies.

Enfin si vous voulez vous procurer ces photographies les modalités pour la reproduction ou l’utilisation sont décrites sur le lien en question. Merci de respecter les droits d’auteur appartenant au Musée McCord.

Le vapeur SS Canada, au quai de Cap-à-l’Aigle vers 1895

http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/collection/artefacts/VIEW-3189

Le quai de Pointe-au-Pic vers 1912

http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/collection/artefacts/VIEW-4914

Le quai des Éboulements vers 1890

http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/collection/artefacts/VIEW-2350

Régiment des Highlanders

http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/collection/artefacts/M16203

Le quai de Pointe-au-Pic vers 1895

http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/collection/artefacts/VIEW-3888

Le quai de La Malbaie vers 1915

http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/collection/artefacts/VIEW-8065

 Le cap à Pointe-au-Pic vue du quai vers 1915

http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/collection/artefacts/VIEW-8060

Vue du quai depuis le Manoir Richelieu

http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/collection/artefacts/VIEW-3278

Quai de Cap-à-l’Aigle vers 1895

http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/collection/artefacts/VIEW-3278

Manoir Richelieu vers 1895

http://www.mccord-museum.qc.ca/en/collection/artifacts/VIEW-3333

Phare du quai de Baie-St-Paul, vers 1870

http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/collection/artefacts/MP-0000.1828.93

Le vapeur «Magnet» au quai de La Malbaie, vers 1870

http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/collection/artefacts/MP-0000.1828.81

 La Malbaie vers 1890

http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/collection/artefacts/VIEW-2351

La falaise à Pointe-au-Pic vers 1898

http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/collection/artefacts/VIEW-2915

Le Manoir Richelieu vers 1895

http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/collection/artefacts/VIEW-3277

Le Manoir Richelieu vers 1895

http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/collection/artefacts/VIEW-3298

Fabrication d’un canot d’écorce à La Malbaie vers 1868

http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/collection/artefacts/MP-0000.1468.27

 

 

Quai de Pointe-au-Pic. Le grand silence de la Sogit, POUR QUI ET POURQUOI !?

Sogit et Quai : Troisième partie

NOUS AVONS DES QUESTIONS À TOUS VOS SILENCES!

007

Il y a plus de dix ans, je faisais valoir, comme inacceptable, le mutisme devenu marque de commerce de la Sogit. Plus de 10 millions de fonds publics plus tard, nous sommes en mesure de constater malheureusement que ce silence se prolonge et devient de plus en plus épais comme le brouillard du matin sur la jetée. C’est à se demander si la Sogit a fait sien le proverbe italien qui dit : si tu as tort, il faut te taire.

Un premier texte sur le quai

Rappelons que le 26 février je faisais paraître dans l’Hebdo Charlevoisien un premier texte traitant du quai touristique dysfonctionnel de Pointe-au-Pic, barré depuis 10 ans et ce,  malgré l’investissement de plus de 6 millions de dollars de fonds publics. Pour le bénéfice de la population, j’avais accompagné ce texte, de trois questions, adressées à la Sogit et restées, à ce jour, sans réponse.

Un deuxième texte sur le quai

Le 12 mars dernier je récidivais avec un second papier traitant cette fois de l’inertie de la Sogit, à positionner La Malbaie, comme port d’escale, sur le marché des croisières internationales, privant ainsi notre collectivité, qui en a bien besoin, de millions dollars en retombées économiques. J’adressais alors deux autres questions à la Sogit et je reprenais en toute logique, les trois premières pour lesquelles on nous avait servi un silence de plomb.

Un troisième texte sur le quai et des questions

Ainsi, après avoir questionné les travaux visant le quai touristique de Pointe-au-Pic toujours non fonctionnel; après avoir questionné la planification déficiente des activités touristiques liée aux infrastructures portuaires de La Malbaie, j’adresse aujourd’hui au président de la Sogit et porte-parole de l’organisation, le maire Michel Couturier, les 10 questions suivantes :

Question 1

À la mi-septembre 2012, la Sogit octroyait, suite à un appel d’offre, le contrat visant les travaux au quai de Pointe-au-Pic, à Himalaya construction, au montant de 3 739 967, 51 $. Compte tenu des retards, à combien se chiffre, à ce jour, ces travaux?

Question 2

À quel moment l’appel d’offre visant l’embauche des professionnels, en l’occurrence BPR et Génico inc, a-t-il été lancé et à quel montant ce contrat a-t-il été octroyé?

Question 3

Depuis l’obtention de ce contrat, à combien se chiffre aujourd’hui les honoraires cumulés de ces deux firmes de professionnels?

Question 4

En novembre dernier, soit 15 jours après la fin des travaux, la courbure observée au mur nord du quai nécessitait, selon M Guy Néron, trésorier de la Sogit, une « solution radicale ». Pour l’heure, est-ce que la solution des 17 pieux avancée a été retenue et le montant, de 500 000 $ dollars, visant leurs installations, confirmé?

Question 5

Compte tenu de l’appel d’offre et du contrat octroyé, pourquoi la Sogit fait-elle le deuil d’un quai en palplanches fonctionnel comme elle est en droit d’obtenir, et se résignerait-elle à accepter un quai sur pieux?

Question 6

Qui paiera les études visant à déterminer les correctifs, est-ce la Sogit, ou les contribuables de La Malbaie?

Question 7

Est-ce que la Sogit entend faire valoir ses droits afin de s’assurer que ce ne sera pas cette dernière ou encore la population qui paiera pour ces correctifs?

Question 8

À quel moment le quai sera-t-il finalement opérationnel ?

Question 9

Pourquoi la Sogit n’a-t-elle pas travaillé au positionnement de La Malbaie, comme port d’escale sur le marché lucratif des croisières internationales et prévoit-elle enfin le faire?

Question 10

À combien se chiffre la facture visant la disposition des sols contaminés au quai de Cap-à-l’Aigle, travaux qui n’avaient pas été prévus dans l’enveloppe, « négociée serrée », de la cession?

 Rappelons nous :

– les quais fédéraux ont été payés par les taxes de tous les canadiens;

– le transfert de ces infrastructures portuaires, à la Sogit, s’accompagnait d’une enveloppe de près de 10 millions de dollars provenant de fonds publics;

– la Sogit, au nom de la collectivité, a obtenu le transfert des quais de Pointe-au-Pic et de Cap-à-l’Aigle et en ce  sens, elle  doit rendre des comptes, en toute transparence, à cette même collectivité.

Et si la Sogit persiste toujours à se taire, nous n’aurons d’autres choix que de comprendre, ce qu’elle nous laisse à entendre, son silence et son bruit sourd,  de la vérité qu’on nous cache.

007

photo-carricature Marc LapointeNous publions cette caricature que nous avons reçu à titre de commentaire. 

CHARLEVOIX : NOUVEL ÉCLAIRAGE