«La maîtresse d’école», LEÇON ADRESSÉE À UN NOUVEL ÉLU

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Bien malin qui aurait pu croire que la séance publique du 9 juin dernier, à La Malbaie, prendrait cette tournure du simple fait que je me présente au micro, à la période de questions, pour aborder un sujet d’intérêt public. C’est à titre de citoyenne de La Malbaie que j’ai tenté de m’adresser au maire, dans le chaos le plus total.

Mon intervention de lundi concernait la refonte du plan et des règlements d’urbanisme, sujet d’importance s’il en est, bien que notre nouveau maire, M. Michel Couturier, ne voyait pas du même œil mon intervention, semble-t-il, plus enclin à remâcher ses supposions sur mes intentions, dilapidant la messagère au passage, plutôt que de répondre simplement aux questions. Très rapidement j’ai pu constater ce soir là que le maire Couturier ne voulait rien entendre au point qu’il en perde son latin… ou plutôt son sourire qui fait marque de commerce maintenant, à La Malbaie, «sa» Ville «joyau», qu’il polit, comme le ferait un Hobbit qui tient dans sa main son précieux.

Mais bon comme je ne suis pas revancharde et question de le faire profiter de mes 8 années en politique actives et de mes connaissances sur le déroulement d’une séance publique municipale – c’est dit avec humour vous aurez compris – je me prêterai donc à l’exercice en utilisant comme étude de cas, la séance publique de juin 2014, qu’il présidait. En bonne «maîtresse d’école», patiente et dévouée, je débute donc la leçon.

Leçon en trois temps

Le premier point concerne la politesse et le savoir vivre. Ce qui implique aussi pour le président d’assemblée, de savoir écouter les propos qu’on lui adresse. Cette attitude de respect suppose qu’il mette de côté les idées préconçues, suppositions et intentions qu’il pourrait être tenté d’attribuer à la citoyenne, et d’éviter surtout de les exposer au micro du haut de sa tribune. Il faut plutôt privilégier de la part du président, de les garder pour soi, ou à l’esprit, et de  réponde simplement aux questions, qu’elles lui plaisent ou non.

Pour que le Président réponde aux questions faut-il encore que la citoyenne puisse les exposer dans un climat propice à ce quelles soient entendues. Ce climat s’appelle le décorum et constitue le second point de notre leçon particulière destinée à notre nouvel élu.

À la séance de juin, alors que la citoyenne a du fil a retorde avec le maire qui la juge plutôt qu’il ne l’écoute, deux individus dans l’auditoire d’une quinzaine de personnes tout au plus, s’en mêle. Les deux «écervelés», si vous me permettez l’expression, qui en valaient bien dix tant le chahut, bouquin et désordre qu’ils causaient étaient important, ajoutèrent aussi des commentaires déplacés à l’endroit de la citoyenne en appui au propos du maire qui choisi délibérément de ne pas les rappeler à l’ordre. Une responsabilité pourtant qui lui revient et qu’il a l’obligation de faire respecter. Qui plus est, certains conseillers et conseillères, tel maître tel valet, applaudirent aux propos des dissipés qui semblaient confondre l’endroit à une cour de récréation. Et bien le décorum au fond ce n’est pas si compliqué, simplement retenir que c’est tout le contraire de ce qui s’est passé ce soir là.

Pour terminer la leçon comment passer sous silence le point traitant de la levée de la séance. Après la période de questions, à défaut d’ajourner, la levée de la séance est une étape obligée à la tenue de l’assemblée. Normalement, cette décision de procéder en appelant au vote sur la question revient au président et non au conseiller, assis à sa gauche, comme on a eu le loisir de constater à la séance de juin, alors que l’élu soufflait, à l’oreille du maire, prenant place deux fauteuils plus loin, l’ordre à ce dernier de lever la séance.  Surtout si l’objectif au fond n’est pas de lever la séance mais plutôt d’éviter d’entendre les questions de la citoyenne au micro. Finalement se rappeler qu’une séance publique municipale, ne rime pas avec état totalitaire, et que le droit de parole du citoyen est sacré dans une société dite démocratique et que la période de question sert à cela.

Évaluation et commentaires

 Au terme de l’exercice, s’il fallait évaluer la performance de notre nouveau maire à titre de président de cette séance de juin, je crois bien, malheureusement pour lui, qu’il serait recalé. Concernant les jugements de valeur qu’il m’a adressés lors de la période de questions, notamment celui que j’aime poser à la caméra, je dois effectivement lui concéder, que sur ce plan, il est bien meilleur professeur que moi.

2 réflexions sur « «La maîtresse d’école», LEÇON ADRESSÉE À UN NOUVEL ÉLU »

  1. je crois que le Maire de La Malbaie, en empechant Lise Lapointe de poser des questions , dont elle a le plein droit, étant une citoyenne de La Malbaie , payeur de taxes,,a montré qu’ il n’avait aucune éducation, aucun savoir vivre, et en plus un conseiller qui veut lever la seance,,, c’est d’un ridicule. ils ont beaucoup a apprendre .je me demande ce que La malbaie va devenir avec un conseil et un maire semblable

    1. Merci pour votre commentaire. Effectivement si c’est la réception que le maire réserve à ceux qui ne disent pas comme lui, ça promet pour l’avenir. Du temps où j’étais élue je n’utilisais pas le micro en séance publique pour juger la personne devant moi, surtout quand ce sont des attaques gratuites, mais plutôt pour réponde aux questions qui m’étaient posées. Je le faisais sans compter mon temps, heureuse de l’implication de tous. Je me faisais surtout un devoir d’acquitter ma tâche en mettant au premier plan les intérêts collectifs et en priorisant l’équité et la transparence. L’intervention que je souhaitais faire visait la planification qui lira toute notre collectivité pour les années à venir. Je crois qu’il est sain d’en discuté collectivement et d’en être informé. De son côté le maire a le devoir de répondre aux questions s’y rapportant, et cela à tout moment lorsqu’elles lui sont posées en séance publique.

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