L’homme qui coupait les arbres

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(En réponse à l’article sur la coupe à blanc à Saint-Fidèle, paru dans l’édition du 8 juin, du journal Le Charlevoisien. Pour le consulté, le lien apparait en bas de page)
Face au tollé adressé à l’administration actuelle de la Ville de La Malbaie, concernant la coupe à blanc dans le secteur Saint-Fidèle, M. Guillaume Paré a cru bon défendre cette administration et justifier « sa » coupe à blanc, dans une campagne de visibilité diffusée dans la presse écrite et sur le web. Loin de m’inspirer le magnifique  message du récit de Jean Giono, L’homme qui plantait des arbres, les 3 capsules d’entrevues de M. Paré ont tenté d’expliquer l’inexcusable coupe à blanc du secteur en jetant notamment son dévolu sur le fait que lorsque j’étais élue, la forêt de la Ville « n’était pas une priorité ».

Question d’éclairer sa lanterne je rappelle d’abord à M. Paré, que s’il se targue aujourd’hui de dire que le Groupement forestier a remporté l’appel d’offres, c’est justement grâce à mes interventions répétées à titre de conseillère, d’exiger, contrairement à ce qui se faisait jusque là,  que la Ville procède par appel d’offres pour les travaux forestiers totalisant plusieurs centaines de milliers de dollars.

L’appel d’offres

Aussi, je rappelle à M. Paré également que l’appel d’offres en question prévoyait seulement trois territoires correspondant aux forêts du Plateau, de Sainte-Agnès et des Sources Joyeuses et que celle de Saint-Fidèle, contrairement à ce qu’il avance, n’en faisait pas partie. « Une priorité » pourtant selon les dires de M. Paré, mais qui semblait toujours inconnue de l’administration Couturier lorsqu’elle a lancé cet appel d’offres à l’automne 2014, soit un an après la fin de mon mandat.

Par ailleurs, M. Paré n’est pas sans ignorer non plus que le secteur de Saint-Fidèle a fait plutôt l’objet d’une modification à l’appel d’offres octroyé suite à une proposition de son organisation qui, selon l’administration actuelle, l’a acceptée en caucus, sans résolution. Il en résulte une coupe à blanc en bordure des secteurs résidentiels, connue et approuvée toujours de la même manière, soit en caucus, par le conseil actuel, qui n’est toujours pas en mesure, à ce jour (20 juin), d’en chiffrer la valeur financière.

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Un revenu net de 265 000 $ au Groupement forestier

Toujours concernant ses interventions, M. Paré ne manque pas de souligner non plus que ce contrat d’une durée de 5 ans, obtenu en 2014, génère annuellement à la Ville des « bénéfices de 25 000 $ ». Dans sa lancé il passe sous silence toutefois que ce même contrat assure au soumissionnaire un revenu net de  265 000 $ pour les travaux forestiers commerciaux dont la nature des interventions ne prévoyaient pas de coupe à blanc. Un secteur et une coupe ignorés dans le document d’appel d’offres initial, dont l’organisation qu’il représente a été, au terme de l’exercice, la seule soumissionnaire.

Enfin, M. Paré souligne maladroitement, qu’en raison « de la sensibilité du Plateau »  son organisation  « a adapté » sa pratique  en laissant une forêt mature, sans quoi il aurait procédé comme à Saint-Fidèle.

Là encore il oublie que c’est sous ma gouverne, à titre de mairesse, qu’a été adoptée une résolution votée à l’unanimité du conseil voulant que les plans d’aménagements forestiers à élaborer doivent prendre en compte les différents utilisateurs de la forêt et la protection des paysages et des ressources fauniques et floristiques.

Des objectifs dont on a fait fi, de toute évidence, dans la forêt de Saint-Fidèle, qui est passé d’un «beau jardin de Charlevoix» à un vulgaire bûcher.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire le texte du 8 juin sur la coupe à blanc à Saint-Fidèle.

http://www.lecharlevoisien.com/upload/14/journaux/Charv21n18/index.html#9/z

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