Dire les choses autrement

« Le danger, ce n’est pas ce qu’on ignore, c’est ce que l’on tient pour certain et qui ne l’est pas. » Mark Twain

Les citoyens de La Malbaie recevront sous peu leur compte de taxes 2017. On se rappellera sans doute que dans le cadre de l’adoption du budget en décembre dernier, le maire de la Ville annonçait en grande pompe abaisser de cinq sous le taux de taxation.

Si depuis cette déclaration plusieurs citoyens dorment sur leurs deux oreilles, le réveil de la marmotte risque malheureusement d’être brutal pour certains d’entres-eux lorsqu’ils recevront leur compte de taxes en février.

Plus de 2,6 M $ en taxes supplémentaires

Puisque dans les faits, par rapport à 2013 – dernier exercice budgétaire adopté par l’ancienne administration – c’est un cumule de plus de 2,6 M $ en taxation supplémentaire que l’administration Couturier aura au final budgété pendant son mandat.

Plus précisément, pendant les trois premières années, où le maire a annoncé le « gel complet du compte de taxes », ce dernier aura dans les faits cumulé, par rapport à 2013, plus de 1,6 M $ en taxes supplémentaires et près de 1 M $, pour la dernière année, soit 2017, où il a annoncé cette-fois, la fameuse baisse de taxes.

En sommes, si nous disons les choses autrement, pendant les quatre années de l’administration Couturier, la Ville aura tout de même budgété un cumule de plus de 2,6 M $ en taxation supplémentaire et qui, au réel des taxes perçues auprès des contribuables, sont estimées à plus de 3,3 M $. De l’argent qui n’a rien de virtuel et qui aura transité de la poche du contribuable aux coffres de la Ville bien à l’abri sous le parapluie des déclarations successives et pompeuses de gels complets et d’une baisse de taxes.

De moins en moins de citoyens pour partager la facture

Et le constat ne s’arrête pas là. Des taxes supplémentaires estimées de plus de 3 M $ de dollars perçues dans un contexte économique particulièrement difficile et auprès d’une population en pleine décroissance. Ce qui nous ramène à l’évidence que nous sommes de moins en moins nombreux pour partager la facture.

Les chiffres sont éloquents. Pour la période de 2013 à 2016, l’administration actuelle de La Malbaie a  vu  sa  population  chutée de – 3,58 % alors que pour la période de 2009 à 2013,    elle affichait   – 0,2 %. Ce qui représente une décroissante de plus de 17 fois celle enregistrée sous l’ancienne administration. C’est donc dire que la Ville de La Malbaie – dont la population se situe en dessous de la barre de 9 000 habitants – a perdu, dans les 3 dernières années, 319 individus comparativement aux 18, enregistrés en 4 ans, sous le conseil précédent.

Les infrastructures des secteurs prises à partie

 Une population qui a fait les frais de décisions municipales qui ont affaibli la vitalité et l’esprit collectif de nos communautés. Pour de gargantuesques projets qui n’ont vu le jour que sur papiers et pour des conférences de presse tenues à grand fracas, les infrastructures des différents secteurs ont été prises à partie. Mieux que ne l’aurait fait « Terminator », les bâtiments communautaires ont été détruits, les terrains vendus de gré à gré, les districts électoraux fusionnés, le festival des Lilas rayé de la carte.

AVANT
APRÈS

À l’exception de la forge Riverin, qui n’a pas rendu l’âme grâce à l’intervention extrémiste de la Société d’Histoire, les projets qui contribuent à la qualité de vie du citoyen ont été écartés. La piste cyclable qui relie Malbaie-Clermont, la relocalisation du dépôt à neige, la confection du plan particulier d’urbanisme pour le centre-ville sont passées à la moulinette. Sans compter les subventions déclinées et retournées au ministère, ¾ de million pour la piste cyclable seulement, et l’annulation pour d’autres fins des surplus réservés pour le projet de la relocalisation du dépôt à neige.

Muet devant les enjeux économique et démographique

Les silences, assourdissant ceux-là, provenant du premier magistrat de la Ville qui est resté quasi muet devant les dossiers majeurs et si cruciaux pour la collectivité que sont : la fermeture de General Câble, le déménagement d’entreprises commerciales et de services et le projet de l’hôpital, en disent long sur l’intérêt porté aux enjeux économique et démographique.

Mieux que ne l’ait fait un adroit prestidigitateur, le maire aura quand même substitué, dans le cadre de la confection de ses exercices budgétaires, les aides de la Ville destinées aux organismes du milieu par un budget vraiment discrétionnaire, le sien, puisqu’autorisé par le conseil avant même l’adoption d’une politique encadrant son utilisation.

Telle une amnésie qui sépare le monde du discours à celui de la gouvernance, le maire de La Malbaie nous aura servi son fameux NOUS de la campagne électorale qui au final n’aura été qu’un mot vide de sens.

 

 

 

Une réflexion sur « Dire les choses autrement »

  1. je pense que ce conseil pense seulement à ceux qui le constitue et non pas à ceux qui paye leur salaire. le mont grand-fond le centre ville et le projet du havre à pointe au pic pour récompenser qui sans les nommer c’est facile de comprendre . Pendant ce temps les égouts coulent encore dans la rivière à plusieurs endroit plus important le sports mais oublié je l’espère la pèche aux petits poissons des égouts. Un conseil formé d’un maire formé par quelqu’un d’autre et ces valeureux moutons qui suivent

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