Archives de catégorie : Reportage

Ekasringa, Le Cirque équestre, Magnifique, Magique et Fabuleux!

Ekasringa : Magnifique

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Le grand chapiteau aux couleurs vives et aux toiles tendues comme des voiles féériques, meublait magnifiquement la vastitude du large, se dessinant en arrière plan, comme l’aurait fait un beau navire, paré, voguant sur l’eau. L’atmosphère calme de l’endroit particulièrement invitante rythmait nos pas agréablement alors que nous nous dirigions vers la tente pour assister à la représentation de Vie de cirque, Ékasringa, à l’affiche depuis le 10 juillet dernier, au boisé du quai, à Baie-Saint-Paul.

Du coup, une fois franchie le seuil, l’accueil chaleureux des responsables de la billetterie est communicatif. Une convivialité d’ailleurs qui, de toute la soirée, ne nous quittera pas, tant le spectacle, d’une bonne durée de 2 heures, est généreux à tous les points de vue. Même l’avant spectacle en est un en soi et met bien la table à la soirée divertissante et loufoque qui nous attendait. Bien appréciée, le cowboy danseur du ventre 😉 et l’autre acabit prenant son bain dans la cuve, ainsi que la joie de vivre de la troupe et l’ambiance du cirque, présente, à n’en pas douter.

Ekasringa : Magique

Recadrée

Puis le spectacle commence et la magie s’installe peu à peu sur la piste circulaire où s’exécute, tour à tour : acrobates, jongleurs, clowns et musiciens. Sans compter les numéros de dressages d’animaux dont celui du terrible fauve, qui aime tant les applaudissements, et le cochon qui n’a rien de dingue.

 Mais Ékasringa c’est bien sûr les artistes équestres, le clou du spectacle, et leurs splendides montures et dont les numéros réussissent à nous éblouir et à nous transporter au cœur de plusieurs atmosphères dont celle, utilisant le feu, particulièrement envoûtante.

Comment passer sous silence aussi la maître du cirque, à la redingote et au chapeau haut-de-forme, qui introduit les numéros et dont le jeu de rôle est franchement drôle. Sa présence contribue, avec celle de chacun des artistes incluant les « zanimaux », à faire surgir en nous des images et des couleurs qui nous font voyager, sans frontière, entre le rêve et la réalité. Au pays de l’imaginaire, toujours captivant et parfois émouvant, les gitans ont pris la scène, Fellini nous a souri et l’évocation des cirques de mon enfance, comme on aime encore à se rappeler, est venu nous visiter.

Ekasringa : Fabuleux

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Certains racontent que la légende orientale d’Ékasringa, qui jadis a parcours l’Inde, le Japon et le Tibet, serait à l’origine de l’animal fabuleux de la licorne qui meuble aujourd’hui encore nos propres récits fantastiques. Ce soir là, la directrice artistique de la troupe de Vie de cirque d’Ékasringa, Frédérique Foiret, a signé le récit d’un monde mythique et fabuleux où vivent les licornes afin qu’il nous reste toujours, un peu de cette magie.

C’est peut-être pour cette raison, qu’une fois quitté le chapiteau, j’ai cru voir le Clown dessiner la lune juste avant d’apercevoir au loin, juchée au haut d’un réverbère, la maître de cirque, sur la pointe des pieds, qui embrassait la nuit.

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Coup de cœur pour la chaleur humaine, le plaisir communicatif et le fauve Fripouille

Chapeau pour la Ville de baie St Paul, partenaire, qui, encore une fois, a été si visionnairede1764cfc5baf960a893dc598fd98787

Pour en savoir un peu plus sur Ekasringa et la troupe voici le lien

http://www.cirqueequestre.com/

 

Le parc des Hautes-Gorges de la Rivière-Malbaie, une réouverture attendue

  • La rivière MalbaieLe parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie ouvrira ses portes le 22 juin prochain. Cette réouverture fait suite aux investissements de plus de 7 M $ de dollar qui ont entrainés, en raison des travaux,  la fermeture du parc à l’été 2014. Nombreux sont ceux, de Charlevoix ou d’ailleurs, qui attendent donc, avec enthousiasme, cette réouverture qui coïncide avec le quinzième anniversaire de la création du parc national. Une belle occasion de venir à la rencontre de cette nature presque démesurée, au pays où la rivière Malbaie, plus près de ses origines, suit son cours inexorablement et de manière rectiligne, au cœur de paysages d’exceptions.

Déjà sur la route menant au parc des Hautes-Gorges le regard s’apprivoise doucement sur ce que la nature a su faire ici, d’unique et d’exceptionnel. Dans la trilogie des paysages qu’offre la région de Charlevoix, voilà qu’après les paysages maritimes et agraires, c’est le paysage forestier qui se dévoile à mesure que l’on poursuit la route de l’Arrière-pays, vers ces forteresses saisissantes qui délimitent, au loin, ce coin du monde.

Une fois sur place, la proximité des massifs rocheux, omniprésente, remplis l’espace à mesure que nos regards glissent sur les parois abruptes, où se dessinent les jeux d’ombre et de lumière. Et puis,  c’est le silence qui s’impose de lui-même, ne serait-ce qu’un instant, tant le spectacle nous prend tout entier.

 

Vers l'Acropole

Ce territoire, particulièrement attractif, a été circonscrit à l’intérieur d’un périmètre de 86 kilomètres afin de créer, le 22 juin 2000, le parc des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie. D’une superficie de 224,7 km2, ce parc national du Québec constitue l’une des aires centrales de la Réserve Mondiale de la Biosphère de Charlevoix dont le statut a été octroyé, par l’UNESCO, en 1988.

Rappelons qu’une réserve de biosphère est une reconnaissance de l’UNESCO de zones modèles conciliant la conservation de la biodiversité et le développement durable, dans le cadre du Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB).

Le développement du parc

Dès 2004, les nouvelles installations, de standard international, ont permis au parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie de posséder les atouts nécessaires afin d’assurer l’accessibilité de tous, citoyens et touristes, à un patrimoine protégé au caractère exceptionnel.

Trois grandes phases de développement ont contribué à l’amélioration de cette accessibilité notamment la construction d’une route asphaltée, l’aménagement des infrastructures d’accueil dont le centre d’interprétation et de services Félix-Antoine Savard et le camping Le Cran et enfin l’érection du centre de services le Draveur. De plus, les sommes investies ont permis d’aménager une piste cyclable de 8 km et de terminer le sentier de l’Acropole des Draveurs donnant accès au plus haut sommet du parc.

Vue du secteur de l'Équerre de la rivière Malbaie

L’ensemble des travaux réalisés par la Sépaq, à ce moment là, a nécessité des investissements de près de 19 M $ dont une part importante provenait de Loto Québec qui a versé 6 M$ pour la construction de la route et autant pour d’autres travaux. Cette contribution de plus de 12 M $, de la part de Loto Québec, avait eu pour effet de devancer l’échéancier de réalisation des aménagements de plus de 6 ans et démontrait ainsi, l’implication de la société d’État au développement économique de la région par des équipements devant répondre à une clientèle internationale.

Quand il joue ses rôles d’éducation et de sensibilisation, un parc national doit néanmoins tenir compte de l’objectif fondamental de sa création, celui de la conservation. Ainsi,  l’énergie solaire a été privilégiée pour alimenter plusieurs bâtiments et la  mise sur pied un système de navette a été développé à l’intérieur du parc. Par ailleurs, bien qu’il entraine une augmentation de l’affluence, l’aménagement de nouveaux sentiers a contribué à la protection des milieux fragiles car il a circonscrit les déplacements des visiteurs.

  La Maison au pied des rochers

Érigé près du barrage des Érables, le centre de services Le Draveur, auquel se greffe une grande terrasse, offre des services d’accueil, d’information et de restauration. On y trouve aussi une salle à manger, un dépanneur et une boutique Nature.

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Le bâtiment Le Draveur, situé au cœur du parc national des Hautes-Gorges a été érigé près de l’ancien barrage des Érables.

 

Mais au-delà des services offerts, ce sont les caractéristiques architecture du centre, étudiées pour épouser l’environnement, qui attire l’attention tant elles sont évocatrices du lieu de référence. Ce résultat est dû au savoir faire des architectes, mais n’est pas dissociée, non plus, de l’implication des intervenants de l’époque qui ont su faire valoir la nécessité d’apporter une attention toute spéciale à l’intégration du bâtiment à son environnement.

Sous le plafond cathédrale, tout de suite séduit par l’imposante fenestration du bâtiment, l’observateur ne peut faire autrement qu’admirer le cœur du parc, cette vallée tout en longueur qui tranche profondément le plateau direction nord sud, et la vue particulièrement saisissante sur les monts Acropole-des-Draveurs et Félix-Antoine-Savard.

Le concept architectural s’appuie sur l’intégration au site et se caractérise par le souci de l’implantation du bâtiment dans l’environnement et de l’utilisation de matériaux comme le bois apparent et la pierre. Le positionnement des lucarnes et la fenestration qui ouvre vers la montagne et la rivière accentuent cette impression d’harmonie avec le paysage. Les percées visuelles sont non seulement réussies, elles sont saisissantes et communiquent avec éloquence tout l’énergie et l’ampleur du relief, de ce pays, aux saisissants vertiges.

  La rivière malbaie vue de l'Acropole
La reconstruction du barrage des Érables

Selon les analyses réalisées par le Centre d’expertise hydrique du Québec (CEHQ), plusieurs composantes du barrage des Érables, construit en 1958 et alimenté par les eaux provenant d’un bassin de versant d’une superficie de 1 072 km2, avaient atteint la fin de leur vie utile. Une somme de  5,9 M $, sur les 7 M $ d’investissement total, a été affectée à la reconstruction du barrage et l’aménagement d’une passerelle.

Liée aux activités de la drave sur la rivière Malbaie, l’infrastructure de jadis, laisse aujourd’hui place, à un déversoir. Par ailleurs, certains vestiges seraient conservés et certains éléments historiques seront mis en valeur à l’intérieur du parc, dès cet été, afin de préserver la richesse de ce patrimoine associée à notre mémoire collective.

Barrage tranquille

La nouvelle infrastructure assura la pérennité des activités récréatives, pratiquées dans le secteur amont de la rivière tandis que la nouvelle passerelle piétonnière, au dessus de la rivière Malbaie, viendra finaliser la boucle de randonnées du sentier Le Riverin.

Les travaux de reconstruction

Débutés à la fin 2013, les travaux de reconstruction n’ont accusé aucun retard. Une bonne préparation, d’une année presque, a permis de respecter l’échéancier et le budget initial. Un projet sans dépassement de coût confirme le chargé de projet monsieur, Jean-François Lapierre, ingénieur chez Construction J & R Savard, la firme d’entrepreneur général, ayant obtenu le contrat, suite à l’appel d’offre lancé en décembre 2012. http://constructionjrsavard.ca/

Automne 2013
Automne 2013 – Construction J & R Savard

 

Plus d’une dizaine de soumissionnaires ont participé au processus qui, au terme de l’exercice, a identifié l’entreprise de St-Honoré, au Saguenay – Lac St-Jean –  œuvrant depuis 1979 dans le génie civil –  comme le plus bas soumissionnaire conforme.

Selon le chargé de projet, la reconstruction du barrage des Érables, d’une capacité de retenue de 1 320 000m3, se qualifie de chantier d’envergure et a nécessité deux grandes phases afin de mener à bien l’implantation de cette infrastructure. La première visait la construction d’un batardeau afin d’assécher en aval le terrain ce qui permettait d’entreprendre la seconde phase, visant la réalisation de l’ouvrage proprement dit, et qui a nécessité le coulage de 5 800m3 de béton.

Par leur nature, ces travaux de construction, particulièrement tributaires des conditions climatiques, devaient prendre en compte également les conséquences de ces conditions sur le débit variable de la rivière Malbaie, dont le débit moyen se chiffre à 300m3/sec alors que l’étiage et les crues peuvent variés, quant à eux, entre 7m3 à 700m3/sec.

© Construction J & R Savard
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© Construction J & R Savard
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© Construction J & R Savard

 

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© Construction J & R Savard
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© Construction J & R  Savard
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La nouvelle passerelle piétonnière, au dessus de la rivière Malbaie, viendra finaliser la boucle de randonnée du sentier Le Riverin. © Construction J & R Savard

 

Un échéancier respecté

Un projet mené à terme pour l’ouverture du 22 juin prochain dans un site dont la topographie environnante n’a pas laissé indifférent le changé de projet séduit aussi par le paysage.

Un travail de concertation soutenu, aussi, avec les divers intervenants au projet, tout au cours du processus de planification et de réalisation, a permis d’apporter toute l’attention nécessaire à la protection de la ressource faunistique de salmonidés de la rivière Malbaie. La pêche au saumon, déjà pratiquée depuis quelques années, sur la rivière Malbaie, dans le secteur de Clermont-Malbaie, sera ouverte cet été, pour une première d’ailleurs, dans un secteur contingenté, sur le territoire du parc national des Hautes-Gorges,  à 6 kilomètres en aval du barrage des Érables.

En marchant vers les eaux mortes Le bleu de Charlevoix

Les nouveautés

Au palmarès des nouveautés, en plus de la pêche aux salmonidés, dont le gestionnaire de l’activité est la Corporation de saumon rivière Malbaie, le parc national des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie rendra disponible aux visiteurs un tout nouveau sentier de 9 kilomètres, le sentier « les Rapides », qui relira le camping du Cran au centre de services du Draveur et ce, en passant par le camping du Pin-Blanc.

Comme le nom l’indique, ce tout nouveau sentier, qui longue la rivière Malbaie à plusieurs endroits, permettra d’être le témoin privilégié du tumulte de la rivière alors que randonneurs et cyclistes se partageront la première partir du circuit, sur une distance de 1,3 kilomètre.

Il sera également possible, en canot pneumatiques, pour une sortie de 6 kilomètres,  de partir à la découverte de l’évolution du paysage qui s’inscrit pour l’observateur, tantôt dans les formations issues des dernières glaciations, tantôt dans les formations plus récentes, de cônes et de talus d’éboulis meublant le pied des parois escarpées suite à l’action du gel et du dégel.

La descente de la rivière Malbaie en rabaska Les montagnes bordant le secteur des eaux mortes
La préservation de la biodiversité

Par la création du parc national des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie,  le gouvernement québécois visait à assurer la conservation des paysages exceptionnels et des particularités écologiques de ce territoire, dont la topographie se compose de cinq grandes unités : les hauts monts, dont celui des Érables (1048 m) et les monts Élie et Jérémie, le plateau du lac Scott, la vallée de la rivière Malbaie, le plateau ouest et la vallée de la rivière des Martres.

  En montant vers l'Acropole des Draveurs

Les montagnes aux hautes parois verticales enserrent puissamment les rivières et créent des microclimats à l’origine de l’épanouissement d’une végétation diversifiée et étagée, tantôt de type alpin, tantôt de type boréal ou de type tempéré, et de l’établissement de peuplements de feuillus inhabituels pour la région, comme au pied du versant ces érables à sucre et ces vieux ormes d’Amérique de plus de 400 ans et d’un diamètre imposant de 130 à 140 cm.

La réserve écologique des Grands-Ormes, créée en 1994, et enclavée par le parc, contribue d’ailleurs à protéger, de manière intégrale et permanente, sur un territoire de plus de 9 km2, ces essences exceptionnelles, pour un secteur septentrional, et cette biodiversité du patrimoine collectif québécois.

Réserve écologique des Grands-Ormes

__DSF1366_1Secteur des eaux mortesLa topographie du parc favorise aussi la présence d’habitats fauniques accueillant à la fois des espèces typiques de la forêt boréale, comme la martre d’Amérique et l’orignal, à la fois des espèces rares comme le garrot d’Islande. Ainsi,  naturellement, s’inscrit aussi dans la mission d’un parc national la préservation de cette biodiversité, pour nous, pour ceux qui viendront et pour ceux qui viendront après nous.