Archives de catégorie : Actualité sur Charlevoix

Dire les choses autrement

« Le danger, ce n’est pas ce qu’on ignore, c’est ce que l’on tient pour certain et qui ne l’est pas. » Mark Twain

Les citoyens de La Malbaie recevront sous peu leur compte de taxes 2017. On se rappellera sans doute que dans le cadre de l’adoption du budget en décembre dernier, le maire de la Ville annonçait en grande pompe abaisser de cinq sous le taux de taxation.

Si depuis cette déclaration plusieurs citoyens dorment sur leurs deux oreilles, le réveil de la marmotte risque malheureusement d’être brutal pour certains d’entres-eux lorsqu’ils recevront leur compte de taxes en février.

Plus de 2,6 M $ en taxes supplémentaires

Puisque dans les faits, par rapport à 2013 – dernier exercice budgétaire adopté par l’ancienne administration – c’est un cumule de plus de 2,6 M $ en taxation supplémentaire que l’administration Couturier aura au final budgété pendant son mandat.

Plus précisément, pendant les trois premières années, où le maire a annoncé le « gel complet du compte de taxes », ce dernier aura dans les faits cumulé, par rapport à 2013, plus de 1,6 M $ en taxes supplémentaires et près de 1 M $, pour la dernière année, soit 2017, où il a annoncé cette-fois, la fameuse baisse de taxes.

En sommes, si nous disons les choses autrement, pendant les quatre années de l’administration Couturier, la Ville aura tout de même budgété un cumule de plus de 2,6 M $ en taxation supplémentaire et qui, au réel des taxes perçues auprès des contribuables, sont estimées à plus de 3,3 M $. De l’argent qui n’a rien de virtuel et qui aura transité de la poche du contribuable aux coffres de la Ville bien à l’abri sous le parapluie des déclarations successives et pompeuses de gels complets et d’une baisse de taxes.

De moins en moins de citoyens pour partager la facture

Et le constat ne s’arrête pas là. Des taxes supplémentaires estimées de plus de 3 M $ de dollars perçues dans un contexte économique particulièrement difficile et auprès d’une population en pleine décroissance. Ce qui nous ramène à l’évidence que nous sommes de moins en moins nombreux pour partager la facture.

Les chiffres sont éloquents. Pour la période de 2013 à 2016, l’administration actuelle de La Malbaie a  vu  sa  population  chutée de – 3,58 % alors que pour la période de 2009 à 2013,    elle affichait   – 0,2 %. Ce qui représente une décroissante de plus de 17 fois celle enregistrée sous l’ancienne administration. C’est donc dire que la Ville de La Malbaie – dont la population se situe en dessous de la barre de 9 000 habitants – a perdu, dans les 3 dernières années, 319 individus comparativement aux 18, enregistrés en 4 ans, sous le conseil précédent.

Les infrastructures des secteurs prises à partie

 Une population qui a fait les frais de décisions municipales qui ont affaibli la vitalité et l’esprit collectif de nos communautés. Pour de gargantuesques projets qui n’ont vu le jour que sur papiers et pour des conférences de presse tenues à grand fracas, les infrastructures des différents secteurs ont été prises à partie. Mieux que ne l’aurait fait « Terminator », les bâtiments communautaires ont été détruits, les terrains vendus de gré à gré, les districts électoraux fusionnés, le festival des Lilas rayé de la carte.

AVANT
APRÈS

À l’exception de la forge Riverin, qui n’a pas rendu l’âme grâce à l’intervention extrémiste de la Société d’Histoire, les projets qui contribuent à la qualité de vie du citoyen ont été écartés. La piste cyclable qui relie Malbaie-Clermont, la relocalisation du dépôt à neige, la confection du plan particulier d’urbanisme pour le centre-ville sont passées à la moulinette. Sans compter les subventions déclinées et retournées au ministère, ¾ de million pour la piste cyclable seulement, et l’annulation pour d’autres fins des surplus réservés pour le projet de la relocalisation du dépôt à neige.

Muet devant les enjeux économique et démographique

Les silences, assourdissant ceux-là, provenant du premier magistrat de la Ville qui est resté quasi muet devant les dossiers majeurs et si cruciaux pour la collectivité que sont : la fermeture de General Câble, le déménagement d’entreprises commerciales et de services et le projet de l’hôpital, en disent long sur l’intérêt porté aux enjeux économique et démographique.

Mieux que ne l’ait fait un adroit prestidigitateur, le maire aura quand même substitué, dans le cadre de la confection de ses exercices budgétaires, les aides de la Ville destinées aux organismes du milieu par un budget vraiment discrétionnaire, le sien, puisqu’autorisé par le conseil avant même l’adoption d’une politique encadrant son utilisation.

Telle une amnésie qui sépare le monde du discours à celui de la gouvernance, le maire de La Malbaie nous aura servi son fameux NOUS de la campagne électorale qui au final n’aura été qu’un mot vide de sens.

 

 

 

L’homme qui coupait les arbres

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(En réponse à l’article sur la coupe à blanc à Saint-Fidèle, paru dans l’édition du 8 juin, du journal Le Charlevoisien. Pour le consulté, le lien apparait en bas de page)
Face au tollé adressé à l’administration actuelle de la Ville de La Malbaie, concernant la coupe à blanc dans le secteur Saint-Fidèle, M. Guillaume Paré a cru bon défendre cette administration et justifier « sa » coupe à blanc, dans une campagne de visibilité diffusée dans la presse écrite et sur le web. Loin de m’inspirer le magnifique  message du récit de Jean Giono, L’homme qui plantait des arbres, les 3 capsules d’entrevues de M. Paré ont tenté d’expliquer l’inexcusable coupe à blanc du secteur en jetant notamment son dévolu sur le fait que lorsque j’étais élue, la forêt de la Ville « n’était pas une priorité ».

Question d’éclairer sa lanterne je rappelle d’abord à M. Paré, que s’il se targue aujourd’hui de dire que le Groupement forestier a remporté l’appel d’offres, c’est justement grâce à mes interventions répétées à titre de conseillère, d’exiger, contrairement à ce qui se faisait jusque là,  que la Ville procède par appel d’offres pour les travaux forestiers totalisant plusieurs centaines de milliers de dollars.

L’appel d’offres

Aussi, je rappelle à M. Paré également que l’appel d’offres en question prévoyait seulement trois territoires correspondant aux forêts du Plateau, de Sainte-Agnès et des Sources Joyeuses et que celle de Saint-Fidèle, contrairement à ce qu’il avance, n’en faisait pas partie. « Une priorité » pourtant selon les dires de M. Paré, mais qui semblait toujours inconnue de l’administration Couturier lorsqu’elle a lancé cet appel d’offres à l’automne 2014, soit un an après la fin de mon mandat.

Par ailleurs, M. Paré n’est pas sans ignorer non plus que le secteur de Saint-Fidèle a fait plutôt l’objet d’une modification à l’appel d’offres octroyé suite à une proposition de son organisation qui, selon l’administration actuelle, l’a acceptée en caucus, sans résolution. Il en résulte une coupe à blanc en bordure des secteurs résidentiels, connue et approuvée toujours de la même manière, soit en caucus, par le conseil actuel, qui n’est toujours pas en mesure, à ce jour (20 juin), d’en chiffrer la valeur financière.

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Un revenu net de 265 000 $ au Groupement forestier

Toujours concernant ses interventions, M. Paré ne manque pas de souligner non plus que ce contrat d’une durée de 5 ans, obtenu en 2014, génère annuellement à la Ville des « bénéfices de 25 000 $ ». Dans sa lancé il passe sous silence toutefois que ce même contrat assure au soumissionnaire un revenu net de  265 000 $ pour les travaux forestiers commerciaux dont la nature des interventions ne prévoyaient pas de coupe à blanc. Un secteur et une coupe ignorés dans le document d’appel d’offres initial, dont l’organisation qu’il représente a été, au terme de l’exercice, la seule soumissionnaire.

Enfin, M. Paré souligne maladroitement, qu’en raison « de la sensibilité du Plateau »  son organisation  « a adapté » sa pratique  en laissant une forêt mature, sans quoi il aurait procédé comme à Saint-Fidèle.

Là encore il oublie que c’est sous ma gouverne, à titre de mairesse, qu’a été adoptée une résolution votée à l’unanimité du conseil voulant que les plans d’aménagements forestiers à élaborer doivent prendre en compte les différents utilisateurs de la forêt et la protection des paysages et des ressources fauniques et floristiques.

Des objectifs dont on a fait fi, de toute évidence, dans la forêt de Saint-Fidèle, qui est passé d’un «beau jardin de Charlevoix» à un vulgaire bûcher.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire le texte du 8 juin sur la coupe à blanc à Saint-Fidèle.

http://www.lecharlevoisien.com/upload/14/journaux/Charv21n18/index.html#9/z

Dépôt à neige à La Malbaie, Projet remis aux calendes grecques!

 

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En janvier dernier, la maire Michel Couturier avançait dans les médias, que le plan élaboré par l’ancien conseil – et visant l’aménagement d’un dépôt à neige sur le terrain situé au sud-ouest de La Malbaie  –  a été abandonné en raison de l’impossibilité d’obtenir un certificat d’autorisation (CA) du ministère de l’Environnement. Après vérification auprès de celui-ci, et contrairement à ce que laissait croire le maire Couturier, le MDDELCC  n’a pas refusé la délivrance du certificat, pour la simple raison que la Ville n’a jamais déposé de dossier.

Rappelons que le conseil a adopté, à la séance du 10 novembre 2014, la résolution autorisant le consultant externe, embauché en juillet 2014, à signer et déposer la demande visant l’obtention du CA laissant croire ainsi aux citoyens que la démarche suivait son cours.

Normalement, il est d’usage, une fois le dossier déposé, de débuter officiellement son traitement,  de manière à satisfaire aux exigences du ministère et aux objectifs, tout à fait louables, que le MDDELCC vise en matière de protection de l’environnement.

Il n’est pas rare non plus que ces échanges s’étalent sur quelques années, voire un an ou deux, parfois plus, mais qu’au terme de l’exercice la conclusion qui en ressort est souvent une décision favorable pour le demandeur du projet qui apporte les adaptations nécessaires. À titre d’exemple,  les travaux visant la stabilisation d’un tronçon du chemin Mailloux et ceux de réfection du chemin de la Vallée ont requis quelques années de discussions avant qu’on assiste à leur achèvement. Pourquoi en aurait-il été autrement pour le dépôt à neige sur le boulevard de Comporté?

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Vu aérienne du tronçon du Chemin Mailloux pour lequel d’une demande de CA a été déposée afin de permettre la réalisation des travaux.

À défaut de procéder selon cette logique et déposer la demande de CA, le maire Couturier a préféré spéculer, plutôt que de se baser, sur une décision qui appartient, non pas à lui, mais aux experts du ministère.

Comme dit l’expression « Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage »

Il était beaucoup plus facile pour le maire Couturier, de faire avorter le projet, en affligeant au terrain visé, les sept plaies d’Égypte, et en identifiant le MDDELCC, comme bouc émissaire. Pourtant l’étude du dossier qui a mené à la promesse d’achat du terrain, en septembre 2013, a été faite selon les règles de l’art, par un professionnel compétent, à l’emploi de la Ville, et membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec. Bien que le terrain  pouvait présenter certaines contraintes, il n’y a pas de terrain parfait, elles n’étaient pas d’ampleur à compromettre la réalisation du projet, sur un terrain d’une superficie totale de 116 000 m2. Et pour cause,  les espaces nécessaires aux aménagements n’étaient pas situés dans les zones limitatives et permettaient, plus précisément, l’aménagement d’un dépôt à neige, avec zones distinctes, de vidange et de stockage de la neige et bassin de décantation, afin de répondre aux préoccupations environnementales.

Un terrain, plusieurs fonctions

Le terrain prévoyait également des espaces pour la construction d’un entrepôt, qui aurait pu bénéficier de subventions identifiées, de près de 70 %  du coût requis pour ces travaux. Mais il est vrai que maintenant, l’administration Couturier est plus encline à retourner les subventions, déjà dans les coffres de la Ville, que d’aller en chercher de nouvelles.

Le terrain comptait aussi répondre à la relocation de l’écocentre de la Seigneurie. Dès lors, situé au cœur des zones urbanisées et industrielles, le terrain du boulevard de Comporté aurait pu ainsi engendrer des revenus substantiels à la Ville, en raison de sa situation avantageuse, comparativement à celle de l’écocentre régional de Snigole, localisé en secteur plus éloigné.

Des problèmes de longue date qui aurait pu enfin se résoudre

Au plan de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, l’acquisition du terrain du sud-ouest apportait enfin la réponse tant attendue, aux problématiques de détérioration de la qualité de vie des citoyens du secteur de la Seigneurie, étant donné l’incompatibilité évidente qui existe entre, zones résidentielles existantes et activités liées à un dépôt à neige.

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Sur cette vue aérienne du secteur de la Seigneurie on aperçoit le dépôt à neige situé à côté des zones résidentielles qui en assure l’accès.

Cliquez sur ce lien pour voir apparaître, le secteur sur google map

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 L’autre avantage obtenu consistait à détourner l’imposant trafic de camions lourds circulant sur le boulevard Kane, ce qui aurait permis de prolonger la durée de vie des infrastructures fraîchement aménagées, à l’été 2013, et qui ont nécessité des investissements de près de 3  M $.

Une option gagnante au plan financier

Au plan de la gestion, le terrain du sud-ouest permettait également d’accroître la rapidité du travail par le dégagement des artères commerciales, principalement au centre-ville, localisé à 3 km du site. Les voyages aller-retour s’en trouvaient  réduits,  pour près de la moitié du temps, actuellement requis, pour le déneigement.

Du même coup, les frais liés à l’essence et à  l’entretien des camions, en étaient diminués, en raison de la distance moindre et de la topographie environnante moins exigeante, sans compter le gain au plan environnemental, par la diminution des gaz à effet de serre. La sécurité des citoyens aussi s’en trouvait améliorée, par l’utilisation de la route 138, voie de circulation plus rapide et plus sécuritaire, et entretenue par le ministère des Transports du Québec (MTQ).

Au plan budgétaire, les gains étaient intéressants également. Les négociations visant cette acquisition ont permis d’obtenir une promesse d’achat pour ce terrain, à 10 fois moins cher le m2, que le prix moyen calculé à partir des transactions effectuées dans ce secteur, au cours des sept dernières années. À titre d’exemple de ces transactions, la MRC a fait l’acquisition d’un terrain dont le prix de revient est 6 fois plus élevé, le m2, que celui obtenu par la Ville « et ce» pour la même année, soit 2013.

Prendre les citoyens pour des valises

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En somme, malgré tous ces avantages, le maire Couturier a choisi délibérément ne pas déposer de demande visant l’obtention du CA, tout en laissant croire le contraire aux citoyens. Il a préféré spéculer sur un refus potentiel du MDDELCC et annuler la promesse d’achat, votée à l’unanimité, en septembre 2013, bien que les exigences, pour permettre une telle annulation, requéraient ce refus.

Il s’est contenté de s’appuyer sur un rapport d’un consultant externe pour annuler la transaction. Ce même consultant externe dont les travaux requéraient obligatoirement la surveillance de l’ingénieur de la Ville, comme en fait foi la résolution visant l’adjudication de son contrat. Un rapport qui n’a pu faire l’objet pourtant de cette surveillance puisqu’il a été présenté au conseil, en début novembre, soit un mois après que l’ingénieur eut quitté ses fonctions à la Ville. Comment ne pas s’interroger aussi sur les conclusions de ce rapport, dont le contenu était assez « concluant » pour permettre au conseil d’annuler l’offre d’achat, mais pas assez convainquant, pour dissuader ce même conseil d’adopter,  une semaine après la présentation du rapport,  la résolution autorisant la signature de la demande de CA, auprès du MDDELLC.

Un projet exclu des priorités de la Ville

À la lumière de ces informations, tout laisse croire que  le maire Couturier n’a jamais eu l’intention de procéder à la relocalisation du dépôt à neige. (Voir autre texte sur la piste cyclable)

Rappelons que dès le début de son mandat, et contrairement à ce qu’il avance aujourd’hui, le maire Couturier avait déclaré aux médias : que le projet suivait son cours et  que les autorisations nécessaires pour le terrain acquis sur le boulevard de Comporté ont été obtenues du ministère de l’Environnement.

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Cette déclaration faisait suite à son premier exercice budgétaire. Du même souffle, le maire Couturier avançait l’excuse de reporter les investissements de 150 000 $, nécessaires aux aménagements, à l’année 2015, puisqu’il attendait que le MTQ officialise l’accès à la route 138. Cette demande relève pourtant  d’avantage d’une formalité que d’un véritable frein. D’ailleurs, l’accès a été obtenu quelques mois plus tard. Une fois cette formalité obtenue du MTQ, voilà qu’aujourd’hui, le maire Couturier avance que c’est le ministère de l’Environnement qui fait défaut, bien que celui-ci n’ait jamais refusé de délivrer le CA puisque la demande n’a jamais été soumise par la Ville.

Le tisserand Couturier

Tout compte fait, quand on y regarde de plus près, les déclarations du maire de La Malbaie, sont cousues de fil blanc. Après tout, la véritable intention du tisserand Couturier n’est-elle pas inscrite dans l’œuvre de son second exercice budgétaire adopté en décembre dernier?

À la lecture des documents on constate assez facilement que le projet de relocalisation du dépôt à neige y fait cruellement défaut puisqu’il n’apparaît plus à l’agenda de la Ville pour les trois prochaines années,  en d’autres termes,  jusqu’à  la fin du mandat du présent conseil. Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, l’annulation de la transaction a permis de libérer  les 450 000 $, réservés jusque là, pour l’acquisition du terrain. Dorénavant, le conseil peut donc en disposer pour d’autres projets. Ce qui, vous en conviendrez, est loin d’être rassurant pour ceux qui fondaient des espoirs  de voir enfin disparaître le dépôt à neige  de leur quartier résidentiel. Un projet pourtant axé sur le service au citoyen et que le maire Couturier a renvoyé aux calendes grecques.

Relocalisation du dépôt à neige de La Malbaie
Chronologie des événements

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Septembre 2013
Adoption d’une résolution visant une promesse d’achat pour le terrain de 116 000m2 situé sur le boulevard de Comporté. Cette acquisition s’inscrit dans le projet de relocalisation du dépôt à neige et de l’écocentre du secteur de la Seigneurie.
Réservation d’un montant de 450 000 $ pour permettre cette acquisition;
Novembre 2013
Entrée en fonction de l’administration Couturier.
Décembre 2013                      Premier exercice budgétaire :
Report du projet en 2015. Le maire Couturier avance comme prétexte qu’on attend l’autorisation d’accès sur la route 138 de la part du MTQ. Cette autorisation sera obtenue quelques mois plus tard.
Le maire Couturier ajoute du même souffle aux médias qu’il détient toutes les autorisations du ministère de l’Environnement pour le projet.
Juillet 2014
Embauche d’un consultant externe dont le mandat porte sur la demande de CA visant la relocalisation du dépôt à neige. Ses travaux doivent obligatoirement être supervisés par l’ingénieur de la Ville.
Début octobre 2014
Un mois avant la présentation d‘un rapport du consultant, l’ingénieur n’est plus à l’emploi de la Ville.
3  Novembre 2014
Présentation, au conseil, d’un rapport préparé par le consultant qui n’a pas été supervisé par l’ingénieur de la Ville contrairement à ce que prévoyait la résolution visant l’adjudication de son contrat.
10 novembre 2014
Adoption de la résolution pour autoriser la signature de la demande de CA auprès du MDEELCC.
Décembre 2014                        Second exercice budgétaire :
Le projet ne fait plus partie des priorités de la Ville de La Malbaie et est retiré de la programmation jusqu’en 2017 inclusivement ce qui veut dire, jusqu‘à la fin du mandat du présent conseil.
Par conséquent, le montant de 150 000 $ nécessaire aux aménagements du site n’apparaît plus au programme des immobilisations.
Janvier 2015
Le conseil annule la transaction visant l’acquisition du terrain ciblé pour l’aménagement du dépôt à neige en s’appuyant sur le rapport du 3 novembre, préparé par le consultant externe, et non sur un refus du MDEELCC contrairement aux attendus de la résolution visant la promesse d’achat de septembre 2013.
Le montant de 450 000 $ visant l’acquisition du terrain n’est plus réservé pour le projet du dépôt à neige et retourne dans le surplus libre et peut être affecté à n’importe quel autre projet.
Avril 2015
Le maire Couturier avoue en séance publique, suite à une question qui lui est adressée, que la demande de CA n’a jamais été déposée auprès du MDEELCC.

 

Le maire Couturier et la piste cyclable, Magicien du leurre et du désenchantement

 

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Après les ritournelles, les beaux sourires et les gentillesses, le maire de La Malbaie a finalement donné son véritable spectacle, le 13 avril dernier. Malgré une pétition de plus de 1 000 signataires et les citoyens qui se sont déplacés, le grand magicien a fait disparaître d’un seul coup de sa baguette : le projet de piste cyclable, les 700 000 $ en subventions et les efforts – mais surtout l’espoir – de ceux qui voulaient voir se concrétiser ce projet pour le mieux-être des citoyens.

 Pourtant il y a moins de 4 mois, l’administration Couturier identifiait l’aménagement de la piste cyclable, reliant La Malbaie à Clermont, comme l’une de ses priorités. Un montant de 1,4 M $ devant permettre cette réalisation avait été inscrit au plan des immobilisations. Difficile de croire que le projet, maintenant estimé à 1,5 M $, selon les dires du maire, ait pu faire tourner à ce point la galère du grand amiral. Le choix de l’itinéraire, le tracé des Lunes,  recommandé par le comité indépendant suite à leurs travaux, semble être le point tournant de cette décision.

« Un prix de consolation »

Aujourd’hui, le tracé des Lunes, proposé par le comité, est qualifié de « prix de consolation » par  le maire Couturier. On se rappellera que celui-ci, ainsi que ses acolytes, l’avaient bassement dénigré suite à une campagne de peur. Pourtant le tracé proposé est localisé dans un territoire exceptionnel qui a été acquis, suite aux démarches d’un grand visionnaire, le maire Lucien  Harvey.

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Rarement une ville, peut se targuer d’avoir des territoires aussi vastes qui assurent son autonomie à l’égard du développement résidentiel. Il est cohérent d’aménager un projet de piste cyclable afin qu’il côtoie les secteurs résidentiels, où vivent les jeunes familles. D’ailleurs l’aménagement du réseau cyclable sécuritaire, dans le secteur des Dunes, s’inscrivait dans un projet d’ensemble qui permettait également de relocaliser le dépôt à neige et l’écocentre de la Seigneurie (voir autre texte sur le dépôt à neige).

Cette ceinture verte, remarquable, a fait l’objet, en 2010, d’un plan d’aménagement forestier axé sur le développement durable. Pour la première fois, ce plan devait prendre en compte des objectifs clairement énoncés par la Ville de La Malbaie et qui visaient la mise en valeur des paysages, la protection de couverts forestiers, la sauvegarde des écosystèmes et de la biodiversité. Aussi, au titre des objectifs visés dans l’élaboration de ce plan d’aménagement, on note  l’identification de secteurs forestiers sensibles ou exceptionnels dont le potentiel pourrait être voué à la recherche et à l’expérimentation.

Par-dessus tout, l’élaboration de ce plan devait prendre en compte l’ensemble des utilisateurs de cette forêt remarquable et aussi  cette autre forêt «à construire»,  selon ces objectifs, en raison des coupes forestières importantes qui ont eu lieu par le passé sur certaines parties du territoire.

Ainsi, tout naturellement, l’orientation donnée à  la gestion de la forêt traçait la voie à un espace réfléchi qui prend en compte tous les utilisateurs et les activités pouvant s’y greffer. Dorénavant la mise en valeur de cette forêt n’était plus réservée strictement à la ponction forestière, dans l’objectif de faire « balancer un budget » , mais à un réel souci d’interventions structurées axées sur l’intégration de diverses activités.

Les loisirs s’inscrivent dans cette perspective, comme l’interprétation des écosystèmes et les interventions forestières, pour aménager cette ressource afin d’obtenir une forêt modèle.

L’aménagement d’un réseau cyclable au cœur de cette ceinture verte, délimitant les quartiers résidentiels de la Ville de La Malbaie, répondait parfaitement à un développement cohérent du territoire et, à cet égard, n’était, et ne serait jamais, un prix de consolation.

Le tronçon du chemin de la Vallée

Le 13 avril dernier, non seulement l’amiral, mais aussi son équipage, ont rejeté à l’unanimité le tracé des Lunes, préférant jeter leur dévolu sur celui du chemin de la Vallée, dont la réalisation n’est portée à aucun calendrier.

Pourtant, certains des conseillers qui ont siégé à cette table, sous l’ancien conseil, ne sont pas sans ignorer, que les estimations pour l’aménagement d’une véritable piste cyclable sécuritaire dans ce secteur, se chiffraient, en 2010, à  2,8 M $ de dollar. Le double de ce qui est proposé aujourd’hui avec le tracé des Lunes. Ils ne sont pas sans ignorer non plus, pour y avoir participé, que les négociations ont achoppé avec les propriétaires privés, concernant les autorisations de droits de passages, afin de permettre cette réalisation. Pas plus qu’ils ignorent aussi, que  le tronçon visant – la traverse du pont Leclerc et le boulevard de Comporté jusqu’au quai Casgrain – est exclu de cet estimation, et n’a jamais obtenu, malgré les multiples rencontres, l’acceptation du principal concerné,  le MTQ.

Difficile alors d’expliquer pourquoi le conseil municipal évalue aujourd’hui comme trop coûteux d’investir 1,5 M $ de dollar, avec subvention en poche, pour le tracé des Lunes, et préférer le tracé Gros Lot, de 2,8 M $, et la quadrature du cercle, qui vient avec. D’autant plus que maintenant, ce même conseil municipal a retourné au gouvernement, près de ¾ de million de dollar, obligeant, par le fait même, les citoyens  à défrayer, à 100 %, les coûts du prochain projet.

Devant une telle aberration, si la  calculette  du maire Couturier ne fait pas défaut, c’est le jugement qui manque.  Ou encore la bonne volonté de certains élus dont l’étroitesse d’esprit les rendent aveugles, au point de nier l’évidence. Il est inconcevable qu’on pousse l’absurdité jusqu’à recommander, en guise de compromis, aux citoyens qui veulent faire du  vélo, de passer par le chemin de la Vallée, tout en partageant la route, avec voitures et camions lourds. La randonnée périlleuse que nos élus nous proposent ici, sur cette voie aussi étroite que l’analyse partisane qu’ils en font, est tout sauf sécuritaire et ne laisse pas d’autres choix que celui, de ranger la bicyclette sur le toit de la voiture, à défaut de la laisser au garage. Scénario qu’ils proposent aussi, en guise de solution, à ceux qui nous visitent, et qui ne font que passer, pour aller faire du vélo, ailleurs.

« Je ne porterai pas le singe du Pa Woo à Malbaie»

Par cette déclaration raffinée, tenue en pleine séance, le maire Couturier justifiait son comportement de vire-capot dans ce dossier, à un citoyen, ajoutant que ce n’était pas sa faute si le dossier, de l’aménagement d’une piste cyclable à La Malbaie, s’étire depuis 10 ans.

Belle affaire. Peut-être que le maire Couturier devrait savoir qu’il y a dix ans, la MRC était à l’étape, d’une étude d’avant projet portant sur la faisabilité technique et financière du projet d’un réseau cyclo-pédestre régional, et non à l’étape, de la réalisation de tronçons sur le territoire de La Malbaie. Et comme la charrue ne vient pas avant le bœuf, suite à l’étude, la Ville a procédé, de 2006 à 2009, à l’envoi des correspondances, autorisations et résolutions, auprès des instances concernées, pour faire avancer  le dossier afin d’obtenir, notamment, les sources possibles de financements permettant cette réalisation.

En 2010, un mandat pour des travaux de professionnels a été donné visant l’élaboration des plans et devis pour le projet de la piste cyclable sur le chemin de la Vallée. À la fin 2010, les évaluations financières, résultant de la démarche, ont présenté des coûts beaucoup plus importants que les estimations antérieures mais surtout des contraintes importantes qui minaient la possibilité de réaliser le projet. Devant ces évidences, le dossier a fait du sur-place et les conseillers au dossier étaient absents des solutions.

C’est dans ces circonstances,  qu’une étude approfondie visant l’aménagement d’une piste cyclable sécuritaire, qui relie La Malbaie à Clermont, a identifié le tracé des Lunes, dans le secteur des Dunes, comme « la solution ». Cette dernière prenait en compte l’ensemble des variables qu’exigent le dossier telles que la faisabilité, le délai de réalisation, les coûts des travaux et les subventions disponibles. De plus, le tracé épousait parfaitement les objectifs visés au plan d’aménagement forestier.  Il est évident que le maire Couturier, le 13 avril dernier, ne tenait pas le singe du Pa Woo, pas plus qu’il n’a tenue la balle, d’ailleurs,  qu’il avait entre les mains, fruit du travail de 10 ans d’efforts.

La contribution du citoyen

La contribution du comité Vélo dans la démarche objective de ses membres,  amoureux de vélo ou encore professionnels de l’activité physique, a permis d’apporter un éclairage de plus pour trouver la solution à l’aménagement d’un tracé cyclable sécuritaire, entre les deux villes.

Une contribution surtout indépendante de tout intérêt politique est-il besoin de le rappeler.

Ce travail a permis d’identifier encore une fois un tracé réalisable à court terme à des coûts acceptables dont une partie était subventionnés. Face à cette évidence, le conseil de Ville de La Malbaie n’a pas d’excuse pour virer du revers de la main son engagement, d’il y a 4 mois, et le montant de 700 000 $ dollar d’argent neuf qu’il aurait pu investir, dès à présent, dans la région, au prise avec d’importantes difficultés économiques.

Cette contribution citoyenne du Comité Vélo s’exprime, non seulement dans les travaux qu’ils ont exécutés de bonne foi, mais aussi dans l’engagement qu’ils ont manifesté envers les élus de La Malbaie, ceux-là  même, qui aujourd’hui, leurs font faux bond.

Cette décision du conseil est une grande perte, pour l’ensemble de la collectivité à tous les points de vue. Notamment celui de priver cette même collectivité  d’une activité de loisir disponible pour tous les porte- feuilles et celui, tout aussi grave, d’amener un citoyen impliqué à passer brusquement, de la confiance,  au désenchantement.

 À vos fourneaux!

Faire Autrement : La recette du maire Couturier

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À vos fourneaux!
Faire autrement : la recette du maire Couturier
1 Retourner au Gouvernement plus d’un 1 M $ de subventions déjà acquises ;
2 Rapatrier 0 $ de subventions gouvernementales après un 1 an ½ au pouvoir
3 Identifier comme une priorité un projet de 1,4 M $
4 Annuler cette priorité, moins de 4 mois plus tard, parce qu’elle coûterait 1,5 M $
5 Renoncer au projet de l’aménagement de la piste cyclable des Lunes, avec une subvention de 700 000 $ en poche, sous
prétexte que le coût du projet se chiffre à 1, 5 M $
6 Favoriser le tracé du Chemin de la Vallée, payable a 100 % par les citoyens, alors que les estimations, de 2010, chiffraient
l’aménagement de ce tronçon en voie cyclable, à 2,8 M $
7 «Avec mes qualité de rassembleur et de mobilisateur nous allons décider ensemble ce que la Ville sera »
Michel Couturier, octobre 2013
8 Faire fi d’une pétition de plus de 1 000 signatures et des conclusions d’un comité indépendant, constitué de bénévoles adeptes de vélo et de professionnels de l’activité physique
9 «Travaillé ensemble, communiqué, se respecter et être fier de notre Ville »
Michel Couturier, octobre 2013
10 Rapatrier, en un an, trois organismes œuvrant dans le milieu grâce à l’implication de citoyens bénévoles et envoyer se balader, au mépris du décorum, les citoyens venus s’exprimer au micro

 

ANECDOTE

En 1949, bien avant l’aménagement de l’aéroport de St-Irénée, un journal d’époque publiait sous le titre « Un aéroport à La Malbaie » un article identifiant un territoire potentiel pour l’aménagement d’un aéroport dans le secteur des Dunes. Le texte fait état des qualités du terrain pour l’aménagement d’une telle infrastructure. Il y a de quoi confondre les propos de ceux qui avancaient que le secteur est trop accidenté pour aménager une piste cyclable. Et faut croire qu’à l’époque on avait pas peur des ours.

 « En effet la compagnie ATLAS AVIATION, dont les quartiers généraux sont situés à Ottawa, vient de louer à M. L.- P Dufour, industriel à La Malbaie, par un bail de longue échéance, un vaste terrain propice à l’atterrissage et le décollage des avions. M. J. Trudel dit avoir obtenu un contrat pour déblayer un terrain et y préparer une piste de 3 500’ en longueur par 600’ de largeur, ce qui constituera une piste simple pour débuter…Ces terrains ont toujours été appelés les « Dunes » à cause de leur terre sablonneuse, très lisse et qui s’égoutte parfaitement. »

«La maîtresse d’école», LEÇON ADRESSÉE À UN NOUVEL ÉLU

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Bien malin qui aurait pu croire que la séance publique du 9 juin dernier, à La Malbaie, prendrait cette tournure du simple fait que je me présente au micro, à la période de questions, pour aborder un sujet d’intérêt public. C’est à titre de citoyenne de La Malbaie que j’ai tenté de m’adresser au maire, dans le chaos le plus total.

Mon intervention de lundi concernait la refonte du plan et des règlements d’urbanisme, sujet d’importance s’il en est, bien que notre nouveau maire, M. Michel Couturier, ne voyait pas du même œil mon intervention, semble-t-il, plus enclin à remâcher ses supposions sur mes intentions, dilapidant la messagère au passage, plutôt que de répondre simplement aux questions. Très rapidement j’ai pu constater ce soir là que le maire Couturier ne voulait rien entendre au point qu’il en perde son latin… ou plutôt son sourire qui fait marque de commerce maintenant, à La Malbaie, «sa» Ville «joyau», qu’il polit, comme le ferait un Hobbit qui tient dans sa main son précieux.

Mais bon comme je ne suis pas revancharde et question de le faire profiter de mes 8 années en politique actives et de mes connaissances sur le déroulement d’une séance publique municipale – c’est dit avec humour vous aurez compris – je me prêterai donc à l’exercice en utilisant comme étude de cas, la séance publique de juin 2014, qu’il présidait. En bonne «maîtresse d’école», patiente et dévouée, je débute donc la leçon.

Leçon en trois temps

Le premier point concerne la politesse et le savoir vivre. Ce qui implique aussi pour le président d’assemblée, de savoir écouter les propos qu’on lui adresse. Cette attitude de respect suppose qu’il mette de côté les idées préconçues, suppositions et intentions qu’il pourrait être tenté d’attribuer à la citoyenne, et d’éviter surtout de les exposer au micro du haut de sa tribune. Il faut plutôt privilégier de la part du président, de les garder pour soi, ou à l’esprit, et de  réponde simplement aux questions, qu’elles lui plaisent ou non.

Pour que le Président réponde aux questions faut-il encore que la citoyenne puisse les exposer dans un climat propice à ce quelles soient entendues. Ce climat s’appelle le décorum et constitue le second point de notre leçon particulière destinée à notre nouvel élu.

À la séance de juin, alors que la citoyenne a du fil a retorde avec le maire qui la juge plutôt qu’il ne l’écoute, deux individus dans l’auditoire d’une quinzaine de personnes tout au plus, s’en mêle. Les deux «écervelés», si vous me permettez l’expression, qui en valaient bien dix tant le chahut, bouquin et désordre qu’ils causaient étaient important, ajoutèrent aussi des commentaires déplacés à l’endroit de la citoyenne en appui au propos du maire qui choisi délibérément de ne pas les rappeler à l’ordre. Une responsabilité pourtant qui lui revient et qu’il a l’obligation de faire respecter. Qui plus est, certains conseillers et conseillères, tel maître tel valet, applaudirent aux propos des dissipés qui semblaient confondre l’endroit à une cour de récréation. Et bien le décorum au fond ce n’est pas si compliqué, simplement retenir que c’est tout le contraire de ce qui s’est passé ce soir là.

Pour terminer la leçon comment passer sous silence le point traitant de la levée de la séance. Après la période de questions, à défaut d’ajourner, la levée de la séance est une étape obligée à la tenue de l’assemblée. Normalement, cette décision de procéder en appelant au vote sur la question revient au président et non au conseiller, assis à sa gauche, comme on a eu le loisir de constater à la séance de juin, alors que l’élu soufflait, à l’oreille du maire, prenant place deux fauteuils plus loin, l’ordre à ce dernier de lever la séance.  Surtout si l’objectif au fond n’est pas de lever la séance mais plutôt d’éviter d’entendre les questions de la citoyenne au micro. Finalement se rappeler qu’une séance publique municipale, ne rime pas avec état totalitaire, et que le droit de parole du citoyen est sacré dans une société dite démocratique et que la période de question sert à cela.

Évaluation et commentaires

 Au terme de l’exercice, s’il fallait évaluer la performance de notre nouveau maire à titre de président de cette séance de juin, je crois bien, malheureusement pour lui, qu’il serait recalé. Concernant les jugements de valeur qu’il m’a adressés lors de la période de questions, notamment celui que j’aime poser à la caméra, je dois effectivement lui concéder, que sur ce plan, il est bien meilleur professeur que moi.