Dire les choses autrement

« Le danger, ce n’est pas ce qu’on ignore, c’est ce que l’on tient pour certain et qui ne l’est pas. » Mark Twain

Les citoyens de La Malbaie recevront sous peu leur compte de taxes 2017. On se rappellera sans doute que dans le cadre de l’adoption du budget en décembre dernier, le maire de la Ville annonçait en grande pompe abaisser de cinq sous le taux de taxation.

Si depuis cette déclaration plusieurs citoyens dorment sur leurs deux oreilles, le réveil de la marmotte risque malheureusement d’être brutal pour certains d’entres-eux lorsqu’ils recevront leur compte de taxes en février.

Plus de 2,6 M $ en taxes supplémentaires

Puisque dans les faits, par rapport à 2013 – dernier exercice budgétaire adopté par l’ancienne administration – c’est un cumule de plus de 2,6 M $ en taxation supplémentaire que l’administration Couturier aura au final budgété pendant son mandat.

Plus précisément, pendant les trois premières années, où le maire a annoncé le « gel complet du compte de taxes », ce dernier aura dans les faits cumulé, par rapport à 2013, plus de 1,6 M $ en taxes supplémentaires et près de 1 M $, pour la dernière année, soit 2017, où il a annoncé cette-fois, la fameuse baisse de taxes.

En sommes, si nous disons les choses autrement, pendant les quatre années de l’administration Couturier, la Ville aura tout de même budgété un cumule de plus de 2,6 M $ en taxation supplémentaire et qui, au réel des taxes perçues auprès des contribuables, sont estimées à plus de 3,3 M $. De l’argent qui n’a rien de virtuel et qui aura transité de la poche du contribuable aux coffres de la Ville bien à l’abri sous le parapluie des déclarations successives et pompeuses de gels complets et d’une baisse de taxes.

De moins en moins de citoyens pour partager la facture

Et le constat ne s’arrête pas là. Des taxes supplémentaires estimées de plus de 3 M $ de dollars perçues dans un contexte économique particulièrement difficile et auprès d’une population en pleine décroissance. Ce qui nous ramène à l’évidence que nous sommes de moins en moins nombreux pour partager la facture.

Les chiffres sont éloquents. Pour la période de 2013 à 2016, l’administration actuelle de La Malbaie a  vu  sa  population  chutée de – 3,58 % alors que pour la période de 2009 à 2013,    elle affichait   – 0,2 %. Ce qui représente une décroissante de plus de 17 fois celle enregistrée sous l’ancienne administration. C’est donc dire que la Ville de La Malbaie – dont la population se situe en dessous de la barre de 9 000 habitants – a perdu, dans les 3 dernières années, 319 individus comparativement aux 18, enregistrés en 4 ans, sous le conseil précédent.

Les infrastructures des secteurs prises à partie

 Une population qui a fait les frais de décisions municipales qui ont affaibli la vitalité et l’esprit collectif de nos communautés. Pour de gargantuesques projets qui n’ont vu le jour que sur papiers et pour des conférences de presse tenues à grand fracas, les infrastructures des différents secteurs ont été prises à partie. Mieux que ne l’aurait fait « Terminator », les bâtiments communautaires ont été détruits, les terrains vendus de gré à gré, les districts électoraux fusionnés, le festival des Lilas rayé de la carte.

AVANT
APRÈS

À l’exception de la forge Riverin, qui n’a pas rendu l’âme grâce à l’intervention extrémiste de la Société d’Histoire, les projets qui contribuent à la qualité de vie du citoyen ont été écartés. La piste cyclable qui relie Malbaie-Clermont, la relocalisation du dépôt à neige, la confection du plan particulier d’urbanisme pour le centre-ville sont passées à la moulinette. Sans compter les subventions déclinées et retournées au ministère, ¾ de million pour la piste cyclable seulement, et l’annulation pour d’autres fins des surplus réservés pour le projet de la relocalisation du dépôt à neige.

Muet devant les enjeux économique et démographique

Les silences, assourdissant ceux-là, provenant du premier magistrat de la Ville qui est resté quasi muet devant les dossiers majeurs et si cruciaux pour la collectivité que sont : la fermeture de General Câble, le déménagement d’entreprises commerciales et de services et le projet de l’hôpital, en disent long sur l’intérêt porté aux enjeux économique et démographique.

Mieux que ne l’ait fait un adroit prestidigitateur, le maire aura quand même substitué, dans le cadre de la confection de ses exercices budgétaires, les aides de la Ville destinées aux organismes du milieu par un budget vraiment discrétionnaire, le sien, puisqu’autorisé par le conseil avant même l’adoption d’une politique encadrant son utilisation.

Telle une amnésie qui sépare le monde du discours à celui de la gouvernance, le maire de La Malbaie nous aura servi son fameux NOUS de la campagne électorale qui au final n’aura été qu’un mot vide de sens.

 

 

 

Chronologie des événements

La Saga des quais de Pointe-au-Pic et de Cap-à-l’Aigle
CHRONOLOGIE DES ÉVÉNEMENTS

 

Chronologie : 1995

Lancement du Programme de cession des ports par le gouvernement fédéral.

Chronologie : 1997-1998

En mars, la Corporation régionale d’administration portuaire de Pointe-au-Pic (CRAPPP) se constitue en société sans but lucratif.

Aménagement des installations dans le secteur du quai de Pointe-au-Pic.

Signature d’un protocole d’entente entre la CRAPPP et Développement économique Canada pour l’obtention des 2 M$ nécessaires à l’aménagement du mur Est.

Chronologie : 2001

Cession du quai et mise en œuvre visant l’obtention d’une entente de principe de 1,9 M$ entre Transports Canada et la CRAPPP.

Démission temporaire des administrateurs de la CRAPPP.

Expiration du bail liant la CRAPPP, locataire, et le locateur, Transports Canada.

Chronologie : 2002

Dans le but de planifier la relance (une fois le bail expiré), Transports Canada commande à la firme de génie-conseil Roche l’inspection des installations du mur Est appartenant à la CRAPPP.

Le rapport de la firme fait mention de correctifs à apporter aux garde-roues, aux trottoirs de bois, aux bites d’amarrage et aux systèmes de défense. Le document mentionne également des lacunes importantes concernant la structure du mur Est, qui ne respecte pas les normes du Code national du bâtiment à l’égard des séismes.

Suite à l’inspection, Transports Canada ne renouvelle pas le bail avec la CRAPPP. Dès lors, les INSTALLATIONS du mur Est sont FERMÉES  À LA POPULATION.

En mai 2002, la goélette Marie-Clarisse, rénovée au coût de 1,2 M$, prend discrètement la mer. Loto-Québec entend se servir de la goélette pour faire la promotion de Charlevoix.

Chronologie : 2003

La CRAPPP reprend du service grâce à des ententes avec le Casino et le Fonds de développement économique de la Région de la Capitale nationale, ce qui lui permet d’exercer ses activités sans déficit pour l’année financière 2002-2003.

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La Marie-Clarisse disposera à partir du mois d’août, et après le dragage du fleuve, de PONTONS NOUVELLEMENT AMÉNAGÉS CONTRE LA JETÉE.

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Le gouvernement fédéral annonce la prorogation du Programme de cession des ports pour trois ans.

Chronologie : 2004

La CRAPPP commande une étude de ses installations au printemps. Le rapport fait état d’une MAUVAISE STABILITÉ DU SOL OÙ REPOSENT LES INSTALLATIONS. Selon Marie-Annick Côté, agente des communications à Transports Canada, le rapport fait mention des problèmes de structure incompatibles avec les critères de stabilité des installations publiques, ce qui vient confirmer la première étude réalisée par Roche.

À l’été 2004, Charlevoix voit disparaître la Marie-Clarisse, qui fera dorénavant la promotion du groupe Dufour, à Québec, dans le cadre d’une entente avec Loto-Québec. Toutefois, les pontons ne sont pas du voyage et demeurent à Pointe-au-Pic.

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À l’automne, les mesures prévues dans un plan de sûreté fédéral, consécutif aux attaques terroristes du 11 septembre 2001 à New York, sont mises de l’avant et entre en vigueur. Ces dernières comprennent notamment l’installation de clôtures et de barbelés sur le quai de Pointe-au-Pic. Le coût de l’investissement se chiffre à 100 000 $. Même après la cession des infrastructures de Pointe-au-Pic, en 2012, le plan de sûreté continue de s’appliquer avec les barbelés et la guérite, toujours bien visibles dans le paysage touristique.

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À la suite de la première phase de l’étude d’évaluation des infrastructures, commandée par la CRAPPP, et effectuée au printemps 2004, la deuxième phase portant sur « l’analyse des correctifs » est complétée au coût de 40 000 $. Le président de la corporation d’alors, M. Jean-Luc Simard, avance que le coût visant les travaux de corrections se chiffrerait, en 2005, à 7 M S.

Chronologie : 2005

Divers intervenants régionaux et administrateurs de la CRAPPP rencontrent le nouveau ministre fédéral des Transports, Jean Lapierre, qui suggère une autre étude. Ce dernier annonce publiquement, lors d’un passage dans Charlevoix,  l’injection d’une somme supplémentaire de 80 000 $ pour la réalisation de cette quatrième étude, si on appelle un chat un chat.

En mai, Transports Canada proposent 5,9 M $ à la CRAPPP pour la cession des infrastructures de Pointe-au-Pic et de Cap-à-l’Aigle alors que cette dernière exige 6,7 M $ suivant l’évolution de l’étude d’estimation financée par Jean Lapierre.

À la fin de l’été 2005, le président de la CRAPPP confirme qu’il a accepté l’offre de Transport Canada qui se chiffre à 6,6 M $. Cette offre prévoit ainsi :  un montant de 4,3 à 4,5 M $ servira à la réfection du quai de Pointe-au-Pic, un autre million (1 M $) ira à l’infrastructure de Cap-à-l’Aigle et enfin un dernier montant de    1,2 M $  sera attribué à titre d’aide à l’exploitation. Selon les porte-parole de l’époque, LA CESSION EST  IMMINENTE alors qu’elle ne verra le jour que 7 ans plus tard.

Bien que 2 M $ ont été injectés au mur Est de Pointe-au-Pic (1997-1998) ce dernier est toujours fermé depuis 2002. On continu d’utiliser, le ponton adjacent à la jetée, comme solution temporaire.

Chronologie : 2006 et 2007

La CRAPPP change de nom pour la Société de gestion des infrastructures de transport de Charlevoix (Sogit). Elle modifie ses règlements généraux alors que les sièges nommés d’office seront dorénavant majoritairement détenus par des entreprises privées.

Chronologie : 2008

Les gens du secteur du quai de Pointe-au-Pic tentent de rejoindre les responsables de la Sogit mais sans succès. Après avoir été mal mené pendant des heures, par des marées et des vents importants de novembre, LE PONTON adjacent à la jeté, COULE À PIC, dans une tempête de Sud-est.

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Chronologie : 2009

On nomme le maire de Saint-Aimé-des-Lacs et préfet de la MRC de Charlevoix-Est, Bernard Maltais, Président de la Sogit. Il succède ainsi à Jean-Luc Simard.

Chronologie : 2011

En prévision de la cession des infrastructures et de manière à éviter des coûts supplémentaires à la Sogit  –  qu’elle risquerait de défrayer pour éliminer d’éventuels sédiments contaminés – le Groupe Océan est mandaté pour exécuter les travaux de dragage environnemental du fond marin. Une fois que l’extraction des sédiments contaminés du fond marin est complétée au quai de Pointe-au-Pic et de Cap-à-l’Aigle, ceux-ci sont asséchés pour être ensuite acheminés sur des sites terrestres autorisés.

Chronologie : 2012

En mars 2012, le gouvernement Fédéral, via son Programme de cessions des ports, CÈDE LES INFRASTRUCTURES de Pointe-au-Pic et de Cap-à-l’Aigle, À LA SOGIT. Au final, cette cession prévoit une enveloppe de 8.9 M $, provenant de fonds publics, versée à la Sogit, entreprise privée se disant représentative du milieu. L’enveloppe comprend notamment une somme de 1,2 M $ visant les opérations pour une période de transition de 5 à 7 ans. Guy Néron, directeur du CLD, confirme qu’il y travaille depuis 1997.

Le maire de Saint-Siméon et aujourd’hui (2013) préfet de la MRC de Charlevoix-Est commente la cession en ces termes : « C’est pas trop tôt…15 ans pour en arriver à ça??? »

Le 23 juin 2012 un navire entre en collision avec le mur Sud du quai de Pointe-au-Pic et l’endommage.

À la mi-septembre, on débute les travaux visant la réparation du mur Sud dont les coûts ne devraient pas dépasser 2 M $ selon M. Néron. « On ne devrait pas toucher à l’enveloppe de 8,9 M $ » pour payer la facture, ajoute-t-il.

Ouverture, à la mi-septembre 2012, de la  soumission visant les travaux du mur Est du quai de Pointe-au-Pic. Le CONTRAT est octroyé à Himalaya construction au montant de 3 739 967, 51 $. En ce qui a trait à l’échéancier des travaux M. Néron déclare : « On savait que c’était impossible pour 2012 » et ajoute « ….que la date de livraison est le 15 mai (2013) »

Ouverture, à la troisième semaine de septembre 2012, de la soumission visant les travaux du quai de Cap-à-l’Aigle. Le CONTRAT est octroyé, au montant de 1 299 360 $, à l’entreprise Simon Thivierge et Fils. M. Néron se dit « confiant de réaliser les travaux dès l’automne ».

En ce qui a trait aux professionnels, les plans ont été exécutés par BPR tandis que les documents d’appel d’offres ainsi que la surveillance, visant les travaux prévus aux quais de Pointe-au-Pic et de Cap-à-l’Aigle, ont été confiés à Génico inc. Malgré une recherche exhaustive sur une période de 10 ans, il n’a pas été possible de retracer l’appel d’offres, ni la valeur du contrat octroyé à l’égard de ces travaux de professionnels.

Chronologie : 2013

La Sogit confirme, en début mai, que les travaux de réfection du quai de Pointe-au-Pic coûteront plus cher que prévus.      Au moins 4 M $, excluant les travaux de professionnels, seront nécessaires. Pour expliquer ces dépassements les représentants de la Sogit avancent plusieurs raisons notamment : les autorisations que requièrent les aires protégées pour la reproduction du béluga, ainsi que le vent, la marée, les vagues, une bite d’amarrage et le fait qu’il y a de l’eau et par conséquent on ne voit pas ce que l’on fait. M. Néron mentionne également qu’avec le temps supplémentaire la pose des palplanches sera complétée à la fin mai. La FIN DU CHANTIER, selon lui, passera donc de la fin juin, à la fin juillet.

http://cimt.teleinterrives.com/nouvelle-Regional_Refection_du_quai_de_Pointe_au_Pic_visite_sur_le_chantier_de_construction-5469

En mai 2013, les travaux au quai de Cap-à-l’Aigle ne sont pas encore débutés.

Contrairement à ce qui a été avancé en début mai 2013, par les représentants de la Sogit, le chantier visant les travaux au quai de Pointe-au-Pic enregistre des retards et celui-ci n’est toujours pas terminé à la fin juillet.

Le Grand Caribe annule son escale à Pointe-au-Pic prévue le 15 septembre 2013. Face à cette annulation la Sogit commente le 12 septembre par voie de communiqué « Le capitaine préfère attendre que les travaux du mur Est soient complétés ».

Selon une nouvelle de Radio Canada,  diffusée en octobre,    « l’industrie des croisières connaît des ratés à la Malbaie ». Le croisiériste Great Lakes Cruise envisage de retirer Charlevoix de son offre pour la prochaine année. Aucune des six escales, des navires Grande Caribe et Grande Mariner, prévues à l’automne 2013, n’accostera au quai de Pointe-au-Pic, ayant toutes été annulées.

https://www.bing.com/videos/search?q=quai+de+pointe+au+pic+youtube&&view=detail&mid=A129E164A7B3C215E423A129E164A7B3C215E423&FORM=VRDGAR

EN DÉBUT NOVEMBRE 2013, une fois la saison touristique terminée,  les travaux de palplanches et de bétonnage sont complétés.

LE 21 NOVEMBRE 2013, moins de 15 jours après que la pose de béton sur la surface du quai, la Sogit doit faire exécuter des TRAVAUX DE CONSOLIDATION au quai de Pointe.au-Pic en raison d’une COURBURE DU MUR  qui vient juste d’être complété. Des tonnes de BÉTON sont ainsi fractionnées à la pelle mécanique pour permette l’investigation et laissées sur le quai. Le président de la Sogit, Bernard Maltais, mentionne « il y a toujours un peu de travail avant qu’il [le quai] se place définitivement. Un peu comme ce qui s’est passé à Cap-à-l’Aigle. Or, à Pointe-au-Pic, on parle de 5 pouces. Il faut donc trouver ce qui se passe ». Pour sa part, le maire de La Malbaie, Michel Couturier, déclare « qu’il ne faut pas paniquer ».

008

Le 2 décembre les INVESTIGATIONS  se poursuivent pour déterminer ce qui a fait courber de 5 pouces, une partie du  mur Nord, des infrastructures du secteur Est du quai, nouvellement construit et dont les travaux se chiffraient à plus de  4 M. $.

Le 6 décembre, M. Néron, administrateur de la Sogit, avance que selon les analyses des spécialistes, ce serait le sol qui expliquerait les problèmes de courbure causés au mur nord. Le concepteur avance comme SOLUTION de planter 17 pieux en acier. Ni le coût des travaux, ni la responsabilité, ne sont encore connus.

Dans la même période de décembre 2013, le maire de La Malbaie, Michel Couturier, est nommé président de la Sogit. Cette nomination, selon lui, permettra à  la Ville d’être ainsi le trait d’union entre l’organisation, les ports de mers et le développement économique. Il ajoute qu’il est en mode solution pour régler « les palplanches qui gondoles un peu ». Pour le quai de Cap-à-l’Aigle, enroché, pas question selon lui de revenir en arrière et déclare « c’est comme ça que ça va rester ».

Chronologie : 2014

En janvier 2014, le quai de Cap-à-l’Aigle est enroché et celui de Pointe-au-Pic n’est pas fonctionnel. Selon Guy Néron, le quai ne bouge plus. Il ne reste  qu’à effectuer les réparations prévues. «L’ÉCHANCIER est prévu pour MAI (2014), avant l’asphaltage du tablier. » conclut-il.

À la mi-janvier, l’option avancée des pieux n’était toujours pas validée, pas plus que les coûts des travaux, ni la responsabilité.

En ce qui a trait au mur Sud du quai de Pointe-au-Pic, la Sogit et ses assureurs ont adressé une réclamation à l’armateur du navire qui est entré en collision avec le quai en juin 2012.

À Cap-à-l’Aigle, on remarque également une courbure du mur restauré du quai. Toutefois, selon les responsables de la Sogit, cette courbure serait normale. En ce qui a trait aux travaux d’enrochement, une partie des roches a été déplacée avec les glaces de l’hiver.

Aussi, l’investigation menant aux travaux de décontamination des sédiments contaminés qui ont eu cours en 2011, en prévision de la session, n’aurait pas pris en compte les sédiments secs localisés sous l’asphalte de la surface du quai. Ainsi d’importants travaux de décontamination de sédiments à Cap-à-l’Aigle, et dont les coûts n’ont pas été prévus au moment de la cession, ont été entrepris lors des travaux, en 2013.

Mi avril 2014, le tas de terre avec BÉTON est toujours sur place mais l’imposante MACHINERIE quitte les lieux. Certains citoyens de ce secteur, grandement touristique, déclarent en boutade devant ce spectacle «  les Lavigeur déménagent ».

Les Lavigeur déménagent

En mai 2014, le Président de la Sogit, Michel Couturier, fait l’annonce que  le quai de Pointe-au-Pic ne sera toujours PAS DISPONIBLE  pour cet été contrairement à ce qu’avait déclaré Guy Néron, en janvier de la même année. Des travaux de forages sont entrepris.

À la mi-octobre 2014, le Président de la Sogit, Michel Couturier, déclare que d’ici 10 jours une NOUVELLE SOLUTION  sera annoncée pour réparer le quai une fois pour toute. Une récente étude est venue confirmer que les alluvions étaient compactées à plus de 80%.

Du même souffle il ajoute que la SOLUTION AVANCÉE AU DÉPART, celle des 17 pieux d’acier déjà achetés, est abandonnée. Cette solution de départ se chiffrait à 500 000 $ et LES PIEUX, acquis au coût de 100 000 $, avant-même que les vérifications nécessaires ne soient entreprises, seront revendus.

En octobre 2014, des citoyens baptisent « Mont SOGIT » le monticule de terre et de DÉBRIS LAISSÉS SUR PLACE , depuis novembre 2013, suite à la démolition des travaux problématiques de plus de  4 M$ réalisés avec les fonds publics de la cession. La butte est couronnée d’un drapeau du Québec qui flotte au vent avec la poussière.

crédit photo CIHO

Toujours en octobre 2014, la Sogit déclare qu’elle a pris  SA DÉCISION et le QUAI sera RÉPARÉ  au printemps 2015. Deux ou 3 détails, selon elle, restent à régler avant qu’elle confirme la réouverture de l’infrastructure au public pour l’été 2015.

Au final, selon Couturier,  la NOUVELLE SOLUTION retenue – la compaction naturelle et des caissons de protection – sera cinq fois moins dispendieuse que celle préconisée au départ avec les pieux.

Aussi, toujours d’après Michel Couturier, « si le quai n’avait pas pété, il n’y aurait pas de problème. Mais il a pété et il a fallu prendre le temps de démailler tout ça » mais « une solution durable » est proposée par la firme WSP. Ainsi, nous sommes sur la bonne voie comment – il.

Devant cette « solution durable » le Président de la Sogit déclare « c’est une malheureuse aventure qui nous coûtera facilement quelques centaines de milliers de dollars. Si nous avions emprunté la voie légale (suite aux travaux) nous aurions pu nous retrouver dans une position financière difficile. La négociation a été privilégiée. Toutes les parties veulent trouver une solution et sont disposées à un partage de certains coûts. »

En 2014, après 17 ans, Guy Néron, directeur du CLD de Charlevoix-Est et secrétaire-trésorier de la Sogit, passera la main à Caroline Tremblay, à titre de directrice de la Sogit. Cette dernière, également directrice générale à La Ville de La Malbaie, prend ainsi le relais dans la gestion de l’organisation. Ce transfert est prévu pour janvier 2015.

Chronologie : 2015

Tel qu’annoncé en décembre, la Ville reprend, dès janvier 2015, la gestion des opérations de la SOGIT alors qu’elle était assurée jusque là par le CLD de Charlevoix-Est. Selon Couturier,  Président de la Sogit qui cumule aussi la fonction de maire de La Malbaie, la Ville ne s’endettera pas avec la reprise de cette structure puisque la SOGIT génère des profits. « C’est une bonne nouvelle » puisque « La Malbaie pourra jouer son rôle de leader dans le développement maritime» dit-il aussi.

Toujours en janvier 2015, Couturier confirme que les travaux finaux au quai de Pointe-au-Pic seront réalisés au printemps et que l’échéancier sera connu bientôt. « Dans ma façon de voir les choses il faut prendre le chemin le plus court vers l’action et les décisions ». « C’est logique finalement. Maintenant que la réparation du quai semble réglée, nous sommes à l’étape du développement des affaires, du démarchage, et la Ville a les outils pour faire ça » ajoute –t-il.

Mi-janvier, la Sogit déclare qu’elle a offet 1.5 M $ pour se porter acquéreur du Café de la Gare à Pointe-au-Pic. La Sogit dépose, dans le cadre de la Stratégie maritime, un projet pour le secteur du Havre évalué entre 7 et 10 M $.

Avril 2015, le quai de Pointe-au-Pic n’est TOUJOURS PAS FONCTIONNEL. Mais la BUTTE DE TERRE agrémentée de béton fractionné, est encore là.

Mai 2015, la Ville achète un terrain au abord du quai de Cap-à-l’Aigle au coût de 25 000 $. Contrairement à ses déclarations de décembre 2013, « c’est comme ça que ça va rester« , le maire et Président Couturier annonce qu’il investira plus de 100 000 $ sur la finition du quai enroché du secteur. Des travaux d’asphaltage, d’éclairage et un stationnement seront finalement aménagés à l’été 2016 et payés, en partie, par la Ville.

Toujours en mai 2015, le président de la Sogit  SE RAVISE puisque le quai de Pointe-au-Pic ne sera toujours pas accessible à la population contrairement à ce qui avait annoncé en janvier de la même année.

En début août 2015, la Sogit enclenche un processus juridique. Selon Couturier, il ne s’agit pas d’une poursuite devant la Cour, mais d’un APPEL AU CAUTIONNEMENT D’EXÉCUTION  et de valeur des matériaux de l’entrepreneur. Il confirme aussi qu’AUCUNE DATE  n’est avancée pour la fin des travaux.

L’amoncellement de terre et de béton présent depuis novembre 2013, est finalement RETIRÉ DU QUAI en août 2015 soit près de deux ans après la démolition des travaux du quai.  Au même moment un amas de DÉBRIS dont du béton fractionné APPARAÎT sur le terrain de l’ancienne auberge Donohue. (voir également la vidéo sous l’onglet zone vidéo)

Donohue 75

Chronologie : 2016

Février 2016, le maire Couturier se dit surpris « par l’énervement » causé par les discussions autour du projet du Havre compte tenu que la Ville veut procéder à des investissements sur les terrains près du Musée de Charlevoix.

Par ailleurs, selon Couturier, l’ensemble du projet récréotouristique pour le secteur du quai de Pointe-au-Pic sera de nouveau  présenté dans le volet tourisme de la Stratégie maritime bien que la première version, évaluée à 10 M $, a été récemment refusée..

En mars 2016, au chapitre de la saga du quai de Pointe-au-Pic, la Sogit INTENTE UNE POURSUITE de 4.5 M $ contre les intervenants impliqués dans la réfection de l’ouvrage en 2013. Couturier déclare concernant cette poursuite «  ce n’est pas de gaieté de cœur » lui qui rappelle que « l’ambiance était bonne dans les discussions entre les parties mais c’est la faute de personne ».

Malgré les millions de fonds publics engloutis, le quai de Pointe-au-Pic est TOUJOURS FERMÉ à la population et ce, depuis 2002.
Bien qu’il existe un palais de justice à La Malbaie depuis 1860, la cause devrait être entendu à Québec.

Le 29 novembre 2016, même si le quai n’est toujours pas fonctionnel, le Gouvernement du Québec annonce, dans le cadre de la Stratégie maritime du Saint-Laurent, une aide financière de 1.5 M $ de dollars, à la Ville de La Malbaie, pour le développement du Chemin du Havre et du quai de Pointe-au-Pic. Le coût total du projet est évalué à 5.4 M $ de dollars et comprend un PARC ÉVÉNEMENTIEL composé notamment d’un bâtiment multiservices avec comptoir-resto  situé près du Musée et un PAVILLON INTERMODAL ainsi qu’une GARE dans le secteur du quai. Le montage financier présenté dans le cadre de cette demande d’aide prévoit que la Ville y contribue pour au moins 2 M $ de dollars. Le conseil de Ville de La Malbaie a déjà confirmé cet engagement de 2 M $ de dollars par résolution.

Chronologie : 2017

Le 22 février 2017 la Ville de La Malbaie lance un appel d’offres pour la phase 1 du projet soit le parc événementiel évalué, selon les déclarations du maire, à 4.1 M $. Aux documents d’appel d’offres est joint une étude géotechnique qui indique notamment la faible capacité portante des sols où sont prévus les aménagements.

L’ouverture des soumissions a lieu à 29 mars 2017. La plus basse soumission, celle de PointCo, se chiffre à 5.2 M de dollars soit 1.1 M $ de plus que la valeur estimée initialement pour la phase 1 du projet. La valeur totale du projet passe ainsi de 5.4 M à 6.5 M de dollars. Face à ce résultat le maire persiste et signe et dit ne pas vouloir dénaturer son projet et chercher les sommes manquantes nécessaires à cette réalisation.

Quant à la deuxième phase composée de la gare et d’un pavillon intermodale, on ne sait si l’estimation de 1.3 M de dollars tiendra la route lorsque sera lancé le futur appel d’offre touchant ce volet. Au terme de l’exercice le résultat des soumissions pourrait FAIRE CROÎTRE encore une fois le coût du PROJET TOTAL rendu à 6.5 M $ de dollars.

Fin mars le maire participe aux interrogatoires dans le cadre de la poursuite concernant le quai de Pointe-au-Pic de 4.5 M $.

Le projet du Havre en trois actes (du 1er avril au 18 avril 2017)

Le 1er avril 2017 le maire de La Malbaie donne une entrevue à la radio de CIHO concernant le dépassement des soumissions en rapport à la valeur estimée de la phase 1 du projet du Havre. Du même souffre il commente ses interrogatoires visant la poursuite de 4.5 M $ concernant le quai de Pointe-au-Pic. Il déclare que le coût des travaux de réparation de l’infrastructure de Pointe-au-Pic pourrait atteindre 7.5 M $ de dollars.

Pour entendre le premier acte, l’entrevue du 1er Avril. Cliquez sur ce lien : http://cihofm.com/live/#/Une-solution-a-ete-evoquee-pour-remettre-en-etat-le-quai-de-pointe-au-pic-Le-cout-7-5-M-La-facture-pourrait-etre-moindre-selon-l-etat-des-sols-dit-le-president-de-la-SOGIT-Michel-Couturier-2017-04-03

Le 12 avril 2017, le maire de La Malbaie accorde une seconde entrevue à la radio de CIHO. Il confirme ne pas avoir reçu de réponse favorable du fédéral à l’égard de l’aide financière demandée et prévue au montage financier initial du projet du Havre.

Dans cette même entrevue, et contrairement à ce qu’il avait avancé 10 jours plutôt,  le maire se dit ouvert maintenant à revoir le projet.

Il dit aussi qu’il ne veut plus parler des coûts pour la réparation du quai de Pointe-au-Pic.

Pour écouter le deuxième acte, l’entrevue du 12 avril.  Cliquez sur ce lien : http://cihofm.com/live/#/Le-maire-de-La-Malbaie-Michel-Couturier-commente-sur-les-dossiers-du-litige-du-quai-et-du-projet-du-Havre-2017-04-12-00-00-00-7981

Puis le 18 avril, le maire Couturier dit vouloir recommencer le processus d’appel d’offres pour le projet du Havre.

Pour écouter le troisième acte, l’entrevue du 18 avril. Cliquez sur ce lien : http://cihofm.com/live/#/Le-maire-de-La-Malbaie-Michel-Couturier-evoque-un-nouvel-appel-d-offres-pour-le-projet-du-Havre-Il-lance-aussi-la-discussion-sur-l-enfouissement-des-fils-sur-la-rue-St-Etienne-2017-04-18

 

 

 

 

 

 

Le terrain Donohue à Pointe-au-Pic

Le terrain Donohue : ZONE VIDÉO

Le terrain de l’Auberge Donohue a été mis en vente suite à l’incendie de l’auberge, survenu en avril 2010. La Ville de La Malbaie a entrepris les démarches visant l’acquisition de la propriété à l’automne 2012. Dès le printemps 2013 des améliorations ont été apportés au terrain et certains bâtiments ont été sécurisés. Les photos suivantes présentent l’état des lieux à cette époque.

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Selon le président de la Sogit « le terrain était mal préparé »

Depuis, sous la nouvelle administration, la Ville a procédé à des aménagements dont la signature a été exécutée il y a plus d’une année, soit à l’été dernier (2015).

Rappelons qu’au moment  de la nomination de Michel Couturier comme président de la Sogit, ce dernier déclarait, dans l’hebdo régional à propos du terrain de l’ancienne Auberge Donohue, que c’est un très bon achat « mais c’est dans la manière de le présenter. Le terrain était mal préparé si l’on peut dire » conclut-il.

Ainsi, nous ne savons si c’est ce que le président de la Sogit avait à l’esprit lors de cette déclaration. Toutefois si vous souhaitez constater le résultat sous sa gouverne, et par conséquent l’état des lieux en 2016, je vous invite à consulter le lien ci-dessous pour voir la vidéo du site en question.

 

L’homme qui coupait les arbres

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(En réponse à l’article sur la coupe à blanc à Saint-Fidèle, paru dans l’édition du 8 juin, du journal Le Charlevoisien. Pour le consulté, le lien apparait en bas de page)
Face au tollé adressé à l’administration actuelle de la Ville de La Malbaie, concernant la coupe à blanc dans le secteur Saint-Fidèle, M. Guillaume Paré a cru bon défendre cette administration et justifier « sa » coupe à blanc, dans une campagne de visibilité diffusée dans la presse écrite et sur le web. Loin de m’inspirer le magnifique  message du récit de Jean Giono, L’homme qui plantait des arbres, les 3 capsules d’entrevues de M. Paré ont tenté d’expliquer l’inexcusable coupe à blanc du secteur en jetant notamment son dévolu sur le fait que lorsque j’étais élue, la forêt de la Ville « n’était pas une priorité ».

Question d’éclairer sa lanterne je rappelle d’abord à M. Paré, que s’il se targue aujourd’hui de dire que le Groupement forestier a remporté l’appel d’offres, c’est justement grâce à mes interventions répétées à titre de conseillère, d’exiger, contrairement à ce qui se faisait jusque là,  que la Ville procède par appel d’offres pour les travaux forestiers totalisant plusieurs centaines de milliers de dollars.

L’appel d’offres

Aussi, je rappelle à M. Paré également que l’appel d’offres en question prévoyait seulement trois territoires correspondant aux forêts du Plateau, de Sainte-Agnès et des Sources Joyeuses et que celle de Saint-Fidèle, contrairement à ce qu’il avance, n’en faisait pas partie. « Une priorité » pourtant selon les dires de M. Paré, mais qui semblait toujours inconnue de l’administration Couturier lorsqu’elle a lancé cet appel d’offres à l’automne 2014, soit un an après la fin de mon mandat.

Par ailleurs, M. Paré n’est pas sans ignorer non plus que le secteur de Saint-Fidèle a fait plutôt l’objet d’une modification à l’appel d’offres octroyé suite à une proposition de son organisation qui, selon l’administration actuelle, l’a acceptée en caucus, sans résolution. Il en résulte une coupe à blanc en bordure des secteurs résidentiels, connue et approuvée toujours de la même manière, soit en caucus, par le conseil actuel, qui n’est toujours pas en mesure, à ce jour (20 juin), d’en chiffrer la valeur financière.

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Un revenu net de 265 000 $ au Groupement forestier

Toujours concernant ses interventions, M. Paré ne manque pas de souligner non plus que ce contrat d’une durée de 5 ans, obtenu en 2014, génère annuellement à la Ville des « bénéfices de 25 000 $ ». Dans sa lancé il passe sous silence toutefois que ce même contrat assure au soumissionnaire un revenu net de  265 000 $ pour les travaux forestiers commerciaux dont la nature des interventions ne prévoyaient pas de coupe à blanc. Un secteur et une coupe ignorés dans le document d’appel d’offres initial, dont l’organisation qu’il représente a été, au terme de l’exercice, la seule soumissionnaire.

Enfin, M. Paré souligne maladroitement, qu’en raison « de la sensibilité du Plateau »  son organisation  « a adapté » sa pratique  en laissant une forêt mature, sans quoi il aurait procédé comme à Saint-Fidèle.

Là encore il oublie que c’est sous ma gouverne, à titre de mairesse, qu’a été adoptée une résolution votée à l’unanimité du conseil voulant que les plans d’aménagements forestiers à élaborer doivent prendre en compte les différents utilisateurs de la forêt et la protection des paysages et des ressources fauniques et floristiques.

Des objectifs dont on a fait fi, de toute évidence, dans la forêt de Saint-Fidèle, qui est passé d’un «beau jardin de Charlevoix» à un vulgaire bûcher.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire le texte du 8 juin sur la coupe à blanc à Saint-Fidèle.

http://www.lecharlevoisien.com/upload/14/journaux/Charv21n18/index.html#9/z

Ekasringa, Le Cirque équestre, Magnifique, Magique et Fabuleux!

Ekasringa : Magnifique

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Le grand chapiteau aux couleurs vives et aux toiles tendues comme des voiles féériques, meublait magnifiquement la vastitude du large, se dessinant en arrière plan, comme l’aurait fait un beau navire, paré, voguant sur l’eau. L’atmosphère calme de l’endroit particulièrement invitante rythmait nos pas agréablement alors que nous nous dirigions vers la tente pour assister à la représentation de Vie de cirque, Ékasringa, à l’affiche depuis le 10 juillet dernier, au boisé du quai, à Baie-Saint-Paul.

Du coup, une fois franchie le seuil, l’accueil chaleureux des responsables de la billetterie est communicatif. Une convivialité d’ailleurs qui, de toute la soirée, ne nous quittera pas, tant le spectacle, d’une bonne durée de 2 heures, est généreux à tous les points de vue. Même l’avant spectacle en est un en soi et met bien la table à la soirée divertissante et loufoque qui nous attendait. Bien appréciée, le cowboy danseur du ventre 😉 et l’autre acabit prenant son bain dans la cuve, ainsi que la joie de vivre de la troupe et l’ambiance du cirque, présente, à n’en pas douter.

Ekasringa : Magique

Recadrée

Puis le spectacle commence et la magie s’installe peu à peu sur la piste circulaire où s’exécute, tour à tour : acrobates, jongleurs, clowns et musiciens. Sans compter les numéros de dressages d’animaux dont celui du terrible fauve, qui aime tant les applaudissements, et le cochon qui n’a rien de dingue.

 Mais Ékasringa c’est bien sûr les artistes équestres, le clou du spectacle, et leurs splendides montures et dont les numéros réussissent à nous éblouir et à nous transporter au cœur de plusieurs atmosphères dont celle, utilisant le feu, particulièrement envoûtante.

Comment passer sous silence aussi la maître du cirque, à la redingote et au chapeau haut-de-forme, qui introduit les numéros et dont le jeu de rôle est franchement drôle. Sa présence contribue, avec celle de chacun des artistes incluant les « zanimaux », à faire surgir en nous des images et des couleurs qui nous font voyager, sans frontière, entre le rêve et la réalité. Au pays de l’imaginaire, toujours captivant et parfois émouvant, les gitans ont pris la scène, Fellini nous a souri et l’évocation des cirques de mon enfance, comme on aime encore à se rappeler, est venu nous visiter.

Ekasringa : Fabuleux

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Certains racontent que la légende orientale d’Ékasringa, qui jadis a parcours l’Inde, le Japon et le Tibet, serait à l’origine de l’animal fabuleux de la licorne qui meuble aujourd’hui encore nos propres récits fantastiques. Ce soir là, la directrice artistique de la troupe de Vie de cirque d’Ékasringa, Frédérique Foiret, a signé le récit d’un monde mythique et fabuleux où vivent les licornes afin qu’il nous reste toujours, un peu de cette magie.

C’est peut-être pour cette raison, qu’une fois quitté le chapiteau, j’ai cru voir le Clown dessiner la lune juste avant d’apercevoir au loin, juchée au haut d’un réverbère, la maître de cirque, sur la pointe des pieds, qui embrassait la nuit.

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Coup de cœur pour la chaleur humaine, le plaisir communicatif et le fauve Fripouille

Chapeau pour la Ville de baie St Paul, partenaire, qui, encore une fois, a été si visionnairede1764cfc5baf960a893dc598fd98787

Pour en savoir un peu plus sur Ekasringa et la troupe voici le lien

http://www.cirqueequestre.com/

 

Le parc des Hautes-Gorges de la Rivière-Malbaie, une réouverture attendue

  • La rivière MalbaieLe parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie ouvrira ses portes le 22 juin prochain. Cette réouverture fait suite aux investissements de plus de 7 M $ de dollar qui ont entrainés, en raison des travaux,  la fermeture du parc à l’été 2014. Nombreux sont ceux, de Charlevoix ou d’ailleurs, qui attendent donc, avec enthousiasme, cette réouverture qui coïncide avec le quinzième anniversaire de la création du parc national. Une belle occasion de venir à la rencontre de cette nature presque démesurée, au pays où la rivière Malbaie, plus près de ses origines, suit son cours inexorablement et de manière rectiligne, au cœur de paysages d’exceptions.

Déjà sur la route menant au parc des Hautes-Gorges le regard s’apprivoise doucement sur ce que la nature a su faire ici, d’unique et d’exceptionnel. Dans la trilogie des paysages qu’offre la région de Charlevoix, voilà qu’après les paysages maritimes et agraires, c’est le paysage forestier qui se dévoile à mesure que l’on poursuit la route de l’Arrière-pays, vers ces forteresses saisissantes qui délimitent, au loin, ce coin du monde.

Une fois sur place, la proximité des massifs rocheux, omniprésente, remplis l’espace à mesure que nos regards glissent sur les parois abruptes, où se dessinent les jeux d’ombre et de lumière. Et puis,  c’est le silence qui s’impose de lui-même, ne serait-ce qu’un instant, tant le spectacle nous prend tout entier.

 

Vers l'Acropole

Ce territoire, particulièrement attractif, a été circonscrit à l’intérieur d’un périmètre de 86 kilomètres afin de créer, le 22 juin 2000, le parc des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie. D’une superficie de 224,7 km2, ce parc national du Québec constitue l’une des aires centrales de la Réserve Mondiale de la Biosphère de Charlevoix dont le statut a été octroyé, par l’UNESCO, en 1988.

Rappelons qu’une réserve de biosphère est une reconnaissance de l’UNESCO de zones modèles conciliant la conservation de la biodiversité et le développement durable, dans le cadre du Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB).

Le développement du parc

Dès 2004, les nouvelles installations, de standard international, ont permis au parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie de posséder les atouts nécessaires afin d’assurer l’accessibilité de tous, citoyens et touristes, à un patrimoine protégé au caractère exceptionnel.

Trois grandes phases de développement ont contribué à l’amélioration de cette accessibilité notamment la construction d’une route asphaltée, l’aménagement des infrastructures d’accueil dont le centre d’interprétation et de services Félix-Antoine Savard et le camping Le Cran et enfin l’érection du centre de services le Draveur. De plus, les sommes investies ont permis d’aménager une piste cyclable de 8 km et de terminer le sentier de l’Acropole des Draveurs donnant accès au plus haut sommet du parc.

Vue du secteur de l'Équerre de la rivière Malbaie

L’ensemble des travaux réalisés par la Sépaq, à ce moment là, a nécessité des investissements de près de 19 M $ dont une part importante provenait de Loto Québec qui a versé 6 M$ pour la construction de la route et autant pour d’autres travaux. Cette contribution de plus de 12 M $, de la part de Loto Québec, avait eu pour effet de devancer l’échéancier de réalisation des aménagements de plus de 6 ans et démontrait ainsi, l’implication de la société d’État au développement économique de la région par des équipements devant répondre à une clientèle internationale.

Quand il joue ses rôles d’éducation et de sensibilisation, un parc national doit néanmoins tenir compte de l’objectif fondamental de sa création, celui de la conservation. Ainsi,  l’énergie solaire a été privilégiée pour alimenter plusieurs bâtiments et la  mise sur pied un système de navette a été développé à l’intérieur du parc. Par ailleurs, bien qu’il entraine une augmentation de l’affluence, l’aménagement de nouveaux sentiers a contribué à la protection des milieux fragiles car il a circonscrit les déplacements des visiteurs.

  La Maison au pied des rochers

Érigé près du barrage des Érables, le centre de services Le Draveur, auquel se greffe une grande terrasse, offre des services d’accueil, d’information et de restauration. On y trouve aussi une salle à manger, un dépanneur et une boutique Nature.

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Le bâtiment Le Draveur, situé au cœur du parc national des Hautes-Gorges a été érigé près de l’ancien barrage des Érables.

 

Mais au-delà des services offerts, ce sont les caractéristiques architecture du centre, étudiées pour épouser l’environnement, qui attire l’attention tant elles sont évocatrices du lieu de référence. Ce résultat est dû au savoir faire des architectes, mais n’est pas dissociée, non plus, de l’implication des intervenants de l’époque qui ont su faire valoir la nécessité d’apporter une attention toute spéciale à l’intégration du bâtiment à son environnement.

Sous le plafond cathédrale, tout de suite séduit par l’imposante fenestration du bâtiment, l’observateur ne peut faire autrement qu’admirer le cœur du parc, cette vallée tout en longueur qui tranche profondément le plateau direction nord sud, et la vue particulièrement saisissante sur les monts Acropole-des-Draveurs et Félix-Antoine-Savard.

Le concept architectural s’appuie sur l’intégration au site et se caractérise par le souci de l’implantation du bâtiment dans l’environnement et de l’utilisation de matériaux comme le bois apparent et la pierre. Le positionnement des lucarnes et la fenestration qui ouvre vers la montagne et la rivière accentuent cette impression d’harmonie avec le paysage. Les percées visuelles sont non seulement réussies, elles sont saisissantes et communiquent avec éloquence tout l’énergie et l’ampleur du relief, de ce pays, aux saisissants vertiges.

  La rivière malbaie vue de l'Acropole
La reconstruction du barrage des Érables

Selon les analyses réalisées par le Centre d’expertise hydrique du Québec (CEHQ), plusieurs composantes du barrage des Érables, construit en 1958 et alimenté par les eaux provenant d’un bassin de versant d’une superficie de 1 072 km2, avaient atteint la fin de leur vie utile. Une somme de  5,9 M $, sur les 7 M $ d’investissement total, a été affectée à la reconstruction du barrage et l’aménagement d’une passerelle.

Liée aux activités de la drave sur la rivière Malbaie, l’infrastructure de jadis, laisse aujourd’hui place, à un déversoir. Par ailleurs, certains vestiges seraient conservés et certains éléments historiques seront mis en valeur à l’intérieur du parc, dès cet été, afin de préserver la richesse de ce patrimoine associée à notre mémoire collective.

Barrage tranquille

La nouvelle infrastructure assura la pérennité des activités récréatives, pratiquées dans le secteur amont de la rivière tandis que la nouvelle passerelle piétonnière, au dessus de la rivière Malbaie, viendra finaliser la boucle de randonnées du sentier Le Riverin.

Les travaux de reconstruction

Débutés à la fin 2013, les travaux de reconstruction n’ont accusé aucun retard. Une bonne préparation, d’une année presque, a permis de respecter l’échéancier et le budget initial. Un projet sans dépassement de coût confirme le chargé de projet monsieur, Jean-François Lapierre, ingénieur chez Construction J & R Savard, la firme d’entrepreneur général, ayant obtenu le contrat, suite à l’appel d’offre lancé en décembre 2012. http://constructionjrsavard.ca/

Automne 2013
Automne 2013 – Construction J & R Savard

 

Plus d’une dizaine de soumissionnaires ont participé au processus qui, au terme de l’exercice, a identifié l’entreprise de St-Honoré, au Saguenay – Lac St-Jean –  œuvrant depuis 1979 dans le génie civil –  comme le plus bas soumissionnaire conforme.

Selon le chargé de projet, la reconstruction du barrage des Érables, d’une capacité de retenue de 1 320 000m3, se qualifie de chantier d’envergure et a nécessité deux grandes phases afin de mener à bien l’implantation de cette infrastructure. La première visait la construction d’un batardeau afin d’assécher en aval le terrain ce qui permettait d’entreprendre la seconde phase, visant la réalisation de l’ouvrage proprement dit, et qui a nécessité le coulage de 5 800m3 de béton.

Par leur nature, ces travaux de construction, particulièrement tributaires des conditions climatiques, devaient prendre en compte également les conséquences de ces conditions sur le débit variable de la rivière Malbaie, dont le débit moyen se chiffre à 300m3/sec alors que l’étiage et les crues peuvent variés, quant à eux, entre 7m3 à 700m3/sec.

© Construction J & R Savard
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© Construction J & R Savard
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© Construction J & R Savard

 

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© Construction J & R Savard
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© Construction J & R  Savard
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La nouvelle passerelle piétonnière, au dessus de la rivière Malbaie, viendra finaliser la boucle de randonnée du sentier Le Riverin. © Construction J & R Savard

 

Un échéancier respecté

Un projet mené à terme pour l’ouverture du 22 juin prochain dans un site dont la topographie environnante n’a pas laissé indifférent le changé de projet séduit aussi par le paysage.

Un travail de concertation soutenu, aussi, avec les divers intervenants au projet, tout au cours du processus de planification et de réalisation, a permis d’apporter toute l’attention nécessaire à la protection de la ressource faunistique de salmonidés de la rivière Malbaie. La pêche au saumon, déjà pratiquée depuis quelques années, sur la rivière Malbaie, dans le secteur de Clermont-Malbaie, sera ouverte cet été, pour une première d’ailleurs, dans un secteur contingenté, sur le territoire du parc national des Hautes-Gorges,  à 6 kilomètres en aval du barrage des Érables.

En marchant vers les eaux mortes Le bleu de Charlevoix

Les nouveautés

Au palmarès des nouveautés, en plus de la pêche aux salmonidés, dont le gestionnaire de l’activité est la Corporation de saumon rivière Malbaie, le parc national des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie rendra disponible aux visiteurs un tout nouveau sentier de 9 kilomètres, le sentier « les Rapides », qui relira le camping du Cran au centre de services du Draveur et ce, en passant par le camping du Pin-Blanc.

Comme le nom l’indique, ce tout nouveau sentier, qui longue la rivière Malbaie à plusieurs endroits, permettra d’être le témoin privilégié du tumulte de la rivière alors que randonneurs et cyclistes se partageront la première partir du circuit, sur une distance de 1,3 kilomètre.

Il sera également possible, en canot pneumatiques, pour une sortie de 6 kilomètres,  de partir à la découverte de l’évolution du paysage qui s’inscrit pour l’observateur, tantôt dans les formations issues des dernières glaciations, tantôt dans les formations plus récentes, de cônes et de talus d’éboulis meublant le pied des parois escarpées suite à l’action du gel et du dégel.

La descente de la rivière Malbaie en rabaska Les montagnes bordant le secteur des eaux mortes
La préservation de la biodiversité

Par la création du parc national des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie,  le gouvernement québécois visait à assurer la conservation des paysages exceptionnels et des particularités écologiques de ce territoire, dont la topographie se compose de cinq grandes unités : les hauts monts, dont celui des Érables (1048 m) et les monts Élie et Jérémie, le plateau du lac Scott, la vallée de la rivière Malbaie, le plateau ouest et la vallée de la rivière des Martres.

  En montant vers l'Acropole des Draveurs

Les montagnes aux hautes parois verticales enserrent puissamment les rivières et créent des microclimats à l’origine de l’épanouissement d’une végétation diversifiée et étagée, tantôt de type alpin, tantôt de type boréal ou de type tempéré, et de l’établissement de peuplements de feuillus inhabituels pour la région, comme au pied du versant ces érables à sucre et ces vieux ormes d’Amérique de plus de 400 ans et d’un diamètre imposant de 130 à 140 cm.

La réserve écologique des Grands-Ormes, créée en 1994, et enclavée par le parc, contribue d’ailleurs à protéger, de manière intégrale et permanente, sur un territoire de plus de 9 km2, ces essences exceptionnelles, pour un secteur septentrional, et cette biodiversité du patrimoine collectif québécois.

Réserve écologique des Grands-Ormes

__DSF1366_1Secteur des eaux mortesLa topographie du parc favorise aussi la présence d’habitats fauniques accueillant à la fois des espèces typiques de la forêt boréale, comme la martre d’Amérique et l’orignal, à la fois des espèces rares comme le garrot d’Islande. Ainsi,  naturellement, s’inscrit aussi dans la mission d’un parc national la préservation de cette biodiversité, pour nous, pour ceux qui viendront et pour ceux qui viendront après nous.

 

Galerie de photographies du Parc des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie

Parc national des Hautes-Gorges-de-la-rivière Malbaie
Un rendezvous avec les formes glaciaires laissées par le passage des inlandsis.

Collines arrondies et polies, vallées en auge et suspendues, cirque, lacs de cirque, comme le lac du Tonnerre, le lac Prime et le lac Noir, et lacs de kettle dessinent la morphologie du secteur du parc des hautes gorges de la rivière Malbaie. Ces formes proviennent de l’avancée du glacier qui a modelé le relief suivant des réseaux polygonaux de fractures déjà inscrits dans la roche en place. De l'AcropoleMonts environnants de l'AcropoleLacs de l'Acropole

 

L’Acropole des Draveurs

Inspirée de l’expression poétique de Félix-Antoine Savard, la désignation toponymique de l’Acropole des Draveurs a été attribuée, en 1989, à la paroi qui domine à plus de 800 mètres la vallée de la rivière Malbaie. Située sur le cran ouest de la montagne des Érables, l’Acropole fait face à un sommet, de l’autre côté de la rivière, le mont Félix-Antoine-Savard.

Par cette expression l’auteur voulait rende hommage aux draveurs et la paroi évoquait pour lui les cités de la Grèce antique où se retrouvait, sur une hauteur, citadelle édifices importants : « …puissante forteresse que je surnommai l’Acropole, parce que j’y élevais un Parthénon de rêve sur la frise héroïque duquel défilaient les grands draveurs…». Noms et lieux du Québec, Commission de toponymie du Québec, paru 1994.

Le lit de la rivière Malbaie
La rivière Malbaie coule dans une vallée encaissée à même le massif rocheux qui présente, à cet endroit, l’aspect d’un véritable canyon

De l'AcropoleEn montant vers l'Acropole des DraveursVers l'Acropole

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir sur Google maps

https://www.google.ca/maps/place/Parc+national+des+Hautes-Gorges-de-la-Rivi%C3%A8re-Malbaie/@47.887422,-70.4646972,46285a,21.3y,2.12t/data=!3m5!1e4!3m3!1s0x4cbf96cd645ecd35:0x26f033f6ef360d!2e0!3e18!4m2!3m1!1s0x4cbf91847e5371d5:0xa375b83b778a371f

Le centre de services Le Draveur

Le bâtiment Le Draveur, situé au cœur du parc national des Hautes-Gorges-de- la-Rivière-Malbaie, a été érigé près de l’ancien barrage des Érables. Inauguré en 2004, ce centre de services, auquel se greffe une grande terrasse, offre des services d’accueil, d’information et de restauration. On y trouve aussi une salle à manger, un dépanneur et une boutique Nature.

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La maison au pied des rochers

Réserve des Grands-Ormes

 

Le barrage des Érables des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie

Suite aux recommandations du Centre d’expertise hydrique du Québec, le barrage des Érables, construit en 1958, a été totalement reconstruit pour des raisons de sécurité. Il laisse place dorénavant à un déversoir.

Érigé à l’époque pour les activités de drave, le barrage des Érables était fabriqué de caissons de bois, remplis de pierres.  Classé à forte contenance, par le Centre d’expertise hydrique du Québec, l’infrastructure possédait une longueur de 74 mètres et d’une hauteur de 7,1 mètres alors que sa capacité de retenue se chiffrait à 1 320 000m3. Les eaux l’alimentant proviennent d’un bassin de versant d’une superficie de 1 072 km2. Le barrage situé en amont de celui des Érables est le barrage du lac à Jack.



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Fabriqué de bois et caissons remplis de pierres le barrage des Érables est classé à forte contenance
Barrage des Érables construit en 1958
Barrage des Érables construit en 1958 afin de permettre les activités liées à la drave sur la rivière Malbaie

 

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Barrage du Lac à Jack

Situé dans le parc de conservation des Grands-jardins, le barrage du Lac à Jack a été construit, en 1968. Modifié en 2005, au coût 1 M $, ce barrage est de type béton-gravité, c’est à dire qu’il est fabriqué de béton et que sa stabilité est assuré par le poids même de l’ouvrage. De forte capacité également, comme celui des Érables, ce barrage mesure plus de 50 mètres de longueur, 7 mètres de hauteur et possède une capacité de retenue de 17 860 000m3

En marchant vers les eaux mortes

Le secteur des eaux mortes correspond à la partie en amont du barrage. C’est dans ce secteur qu’on atteint l’équerre, endroit où la rivière change de trajectoire à 90 degré.

En marchant vers les eaux mortesLa rivière comme un miroirTalus d'éboulis dans le secteur des eaux mortesLe barrage des Érables et la rivière MalbaieBelvédère près du barrage

 

Réserve mondiale de la biosphère

Une réserve de biosphère est une reconnaissance de l’UNESCO de zones modèles conciliant la conservation de la biodiversité et le développement durable, dans le cadre du Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB). On compte plus d’une quarantaine de pays à travers le monde dont certains de leurs territoires se sont vus octroyer le statut de réserve de la biosphère.  

La rivière Malbaie
Le parc national des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie, aire centrale de la réserve mondiale de la biosphère de Charlevoix

 

De ce nombre, l’Algérie compte parmi les tous premiers pays qui se sont vu octroyer, pour une partie de leur territoire, le statut de réserve de la biosphère. Le Tassili N’Ajjer, situé en plein cœur du plus grand désert du monde, le Sahara, a obtenu ce statut en 1986 alors que depuis 1982, l’endroit était classé au patrimoine mondial. 

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Le Tassili N’Ajjert s’est vu octroyé le titre de réserve de la biosphère dès 1986.

 

Plus récemment cette fois, en 1997, toujours en Algérie, la réserve de la biosphère du Massif du Djurdjura a été créée. Ce massif, situé au nord du pays, borde la méditerranée et atteint, en moyenne 2 000 mètres d’altitude. Occupé par des populations essentiellement berbérophones, dont plusieurs sont arboriculteurs, le Djurdjura est un fief kabyle. Les sommets les plus élevés du massif sont recouverts de neige éternelle.      

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Neige éternelle sur les sommets du Djurdjura au nord de l’Algérie. Ce territoire fait partie des réserves de la biosphère depuis 1997.

 

Réflexion
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Réflexion

Cette photo a été prise sur le territoire du parc des Hautes-Gorges. Mais où donc se situé ce rocher ? Je vous invite à me donner vos suggestions, question de voir si vous vous retrouvez. J’attends vos commentaires en bas de page.

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